| TP1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 14 décembre 2014
dimanche 7 décembre 2014
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| A. Grishkevich - Dernières fleurs |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du biélorusse Alexander Grishkevich (b.1961). Diplômé de l'École d'art de Minsk, c'est là qu'il vit et travaille encore aujourd'hui.
Il y a dans sa peinture quelque chose du minimalisme japonais... Dans ses paysages par exemple, d'où l'homme est absent, chaque élément semble tendre vers son épure; c'est une peinture ascétique, sans beaucoup de nuances, qui peut aussi faire penser au formalisme de l'anglais Maurice Wade.
On dirait que l'art de Grishkevich - pour ce que je sais de son pays de bas plateaux et de plaines marécageuses - est lui-même imprégné par l'atmosphère que dégage son austère géographie.
samedi 6 décembre 2014
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| Mary Mildred Williams |
Une image et des mots. Ce daguerréotype est un portrait de la petite Mary Mildred Williams (1847-1911), née en esclavage et dont voici l'histoire.
Le but final de l’instauration d’un régime politique n’est pas la domination ni la répression des hommes, ni leur soumission au joug d’un autre (…) Le but poursuivi ne saurait être de transformer des hommes raisonnables en bêtes ou en automates ! Ce qu’on a voulu leur donner, c’est, bien plutôt, la pleine latitude de s’acquitter dans une sécurité parfaite des fonctions de leurs corps et de leur esprit. Après quoi, ils seront en mesure de raisonner plus librement, ils ne s’affronteront plus avec les armes de la haine, de la colère, de la ruse et ils se traiteront mutuellement sans injustice. Bref, le but de l’organisation en société, c’est la liberté !
Spinoza, Traité des autorités théoriques et politiques (1675)
dimanche 30 novembre 2014
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| A. Petersen - Café Lehmitz |
Né à Solna, il est formé à Stockholm auprès de Christer Strömholm (voir sept. 2013), dont l’influence sera décisive. Mais l’expérience fondatrice a lieu plus tôt, à Hambourg, où, très jeune, il découvre les quartiers de Sankt Pauli. Il y retourne à la fin des années 1960 et fréquente assidûment le Café Lehmitz, dont il photographie les habitués – marins, prostituées, marginaux – dans une proximité rare.
Le livre Café Lehmitz, publié en 1978 et où figurent ces deux clichés, est aujourd’hui considéré comme un classique.
Petersen travaille toujours au plus près de ceux qu’il photographie. Il partage leur temps, leurs nuits, leurs lieux. Ses images, en noir et blanc, serrées, souvent prises au flash, ne cherchent ni à expliquer ni à démontrer. Lui-même s’en tient à peu de mots – « it is what it is ».
Il a depuis poursuivi ce travail dans d’autres lieux clos — prisons, hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite – avec la même attention aux êtres, à leur solitude, à leur manière d’habiter le monde. Chez Anders Petersen, rien de spectaculaire : seulement des visages, des corps, des gestes, saisis avec une intensité presque physique.
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