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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 9 juin 2013
dimanche 2 juin 2013
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| Jonas Bendiksen - El Valle, Caracas (2007) |
De cette expérience naîtra Satellites, un premier livre remarqué consacré aux micro-républiques post-soviétiques, où il mêle regard documentaire et attention aux récits qui façonnent ces territoires oubliés.
Mais les deux clichés choisis aujourd'hui appartiennent à sa série "The places we live", et parlent de l’enfance dans les bidonvilles. Plutôt que de rechercher le spectaculaire ou la misère, Bendiksen montre des vies concrètes, des visages, des intérieurs.
Le premier cliché a été pris dans les ranchitos de El Valle, sur les collines qui entourent Caracas ; le second à Laxmi Chawl, dans le quartier de Dharavi, immense ensemble de bidonvilles de Bombay. Les deux figurent dans son beau livre The places we live, publié en 2008 par Aperture.
Photography is about storytelling. It's about connecting with people and sharing experiences.
Pour découvrir le travail de Jonas Bendiksen, c'est ICI.
Photography is about storytelling. It's about connecting with people and sharing experiences.
Pour découvrir le travail de Jonas Bendiksen, c'est ICI.
samedi 1 juin 2013
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| William Turner - Stonehenge, twilight (c.1840) |
Le voici (à l'aube ou au crépuscule?) par l'aquarelliste William Turner (1789-1862), dit William Turner of Oxford, pour le différencier du célébrissime - et éblouissant - Joseph Mallord William Turner.
Et puisque le temps, comme l'écrivait Charles d'Orléans, "a laissé son manteau de vent, de froidure et de pluie", voici pour célébrer l'arrivée de l'été ce court poème d' A. Rimbaud :
Sensation.
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.
dimanche 26 mai 2013
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| A. Bogolyubov - Moonlight at Pornic (1867) |
L'éducation d'un peintre de marines est des plus rudes et des plus pénibles, écrivait Valenciennes dans son Traité de 1799 sur la perspective.
Pour peindre la mer, il faut avoir navigué en toutes saisons, avoir passé des journées et des semaines au large...
Cette expérience de la mer nourrit directement son œuvre lorsqu’il entame, dans les années 1850, une carrière artistique à l’Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, sous la direction de Maxim Vorobiev et dans le sillage d’Ivan Aïvazovski, maître incontesté des marines russes.
Proche des Peredvizhniki (les Ambulants), il partage avec eux la volonté de s’éloigner de l’académisme pour représenter avec plus de vérité les paysages et scènes de la vie russe. Il voyage ensuite en Europe, découvre l'école de Barbizon, la peinture de plein air, et se lie d’amitié avec Corot et Daubigny. Il s’installe même en Normandie, et finira ses jours à Paris.
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