In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 2 juin 2013

Jonas Bendiksen - El Valle, Caracas (2007)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photo-journaliste norvégien Jonas Bendiksen (b.1977), membre de l’agence Magnum Photos depuis 2004. À dix-neuf ans, il rejoint l’agence comme stagiaire à Londres avant de partir vivre plusieurs années dans les marges de l’ex-URSS.
De cette expérience naîtra Satellites, un premier livre remarqué consacré aux micro-républiques post-soviétiques, où il mêle regard documentaire et attention aux récits qui façonnent ces territoires.

J.B. - Laxmi Chawl, Mumbai (2006)
Mais les deux clichés choisis aujourd’hui appartiennent à sa série The Places We Live, consacrée à l’enfance dans les quartiers informels de plusieurs grandes villes. Bendiksen ne cherche pas seulement à montrer les lieux : il s’intéresse à ceux qui les habitent, à leurs visages, à leurs intérieurs, à leur vie quotidienne.
Le premier cliché a été pris dans les ranchitos d'El Valle, sur les collines qui entourent Caracas ; le second à Laxmi Chawl, dans le quartier de Dharavi, immense ensemble de bidonvilles de Bombay. Les deux figurent dans son beau livre The places we live, publié en 2008 par Aperture.
« Photography is about storytelling. It's about connecting with people and sharing experiences.»
Pour découvrir le travail de Jonas Bendiksen, c'est ICI.
VU1

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samedi 1 juin 2013

William Turner - Stonehenge, twilight (c.1840)
Une image et des mots. Pour fêter le solstice, il fallait bien Stonehenge.
Le voici (à l'aube ou au crépuscule?) par l'aquarelliste William Turner (1789-1862), dit William Turner of Oxford, pour le différencier du célébrissime - et éblouissant - Joseph Mallord William Turner.
Et puisque le temps, comme l'écrivait Charles d'Orléans, "a laissé son manteau de vent, de froidure et de pluie", voici pour célébrer l'arrivée de l'été ce court poème d' A. Rimbaud :

Sensation.

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

FL2
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dimanche 26 mai 2013

A. Bogolyubov - Moonlight at Pornic
(1867)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre paysagiste et mariniste russe Alexey Bogolyubov (1824–1896), figure importante mais aujourd’hui relativement méconnue de la peinture russe du XIXe siècle. Officier de marine devenu artiste, il est le petit-fils du philosophe Alexandre Radishchev, précurseur des Lumières russes.
Diplômé de l’école des cadets de la Marine de Saint-Pétersbourg, il sert dans la marine impériale à partir de 1841 et parcourt les mers du monde.
« L'éducation d'un peintre de marines est des plus rudes et des plus pénibles, écrivait Valenciennes dans son Traité de 1799 sur la perspective.
Pour peindre la mer, il faut avoir navigué en toutes saisons, avoir passé des journées et des semaines au large...»
A. B. - Tide in Pornic (1867)

Cette expérience de la mer, Bogolyubov la possède et elle nourrit directement son œuvre lorsqu’il entame, dans les années 1850, une carrière artistique à l’Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, sous la direction de Maxim Vorobiev et dans le sillage d’Ivan Aïvazovski, maître de la peinture de marine russe.
Proche des Peredvizhniki (les Ambulants), il partage avec eux la volonté de s’éloigner de l’académisme pour représenter avec plus de vérité les paysages et les scènes de la vie russe. Il voyage ensuite en Europe, découvre l'école de Barbizon et la peinture de plein air, et se lie d’amitié avec Corot et Daubigny. Il s’installe même en Normandie, et finira ses jours à Paris.
BB1

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...