In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 21 avril 2013

C. Mydans - Texas (1937)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Carl Mydans, dont les titres complets sont Daughter of migrant workers in Raymondville, Texas, et Marketplace in New Orleans, Louisiana. Pionnier du photojournalisme, Mydans est connu pour ses reportages sur la Seconde Guerre mondiale – notamment dans le Pacifique, de la chute de Manille à la reddition du Japon – ainsi que sur de nombreux conflits et événements majeurs du XXᵉ siècle, de la guerre de Corée et du Vietnam au Civil Rights Movement aux États-Unis.
C.M. - Louisiana (1936)

Il débute sa carrière à la Farm Security Administration, un organisme créé dans le cadre du New Deal de Roosevelt pour documenter la vie des paysans américains frappés par la Grande Dépression.
Cette expérience à la FSA marque durablement son approche : un regard attentif aux situations sociales, mais aussi à la dignité des personnes photographiées.
« I don’t believe in just taking a picture, I believe in telling a story ».
JT1

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samedi 20 avril 2013

Gérard David - La Vierge parmi les vierges (1509)
Une image et des mots. Un tableau de la Vierge parmi les saintes martyres, par le peintre flamand Gérard David (1460-1523).

Comment peut-on parler de beauté au milieu d'une humanité qui se dévore elle-même ? Mais la beauté, c'est d'abord la lutte contre la vilenie (...) et je savais que depuis un Michel-Ange, jusqu'à un Tolstoï et un Ibsen, les grands arts et les grands artistes se sont dressés contre toutes les tyrannies qui brûlent bibliothèques et cathédrales, brisent les statues à coup de marteau, censurent la pensée et se fortifient à l'aide des minorités ignorantes et satisfaites dont l'idéal est le matérialisme.
Panaït Istrati, Les arts et l’humanité d’aujourd’hui (1931)
HP4

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dimanche 14 avril 2013

Édouard Boubat - Paris (1948)
La veillée du dimanche. Deux clichés par Édouard Boubat (1923-1999) consacrés à Lella, sa compagne rencontrée à la Libération. Après la guerre, Picasso l'encourage à abandonner son métier de photograveur pour se consacrer pleinement à la photographie.
Ce sera pour lui, loin des horreurs récentes, une manière de renouer avec la vie. À partir de 1951, il travaille pour le magazine Réalitésqui l'amène à parcourir le monde jusqu'en 1967, avant de devenir photographe indépendant et de rejoindre l'agence Top-Rapho aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et d'autres représentants de la photographie humaniste française.

E.B. - Lella, Paris (1946)
« Finalement la photo est comme un baiser volé. Un baiser est toujours volé même si la jeune femme est consentante. La photo est volée, mais un peu consentante. »
La phrase résume assez bien le regard de Boubat pour qui un photographe devait être un collectionneur d'instants heureux : une manière de photographier les êtres avec délicatesse, sans jamais donner l’impression de leur prendre quelque chose. 
BH2

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dimanche 7 avril 2013

Maruyama Ōkyo - Papillons (1788)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du  peintre japonais Maruyama Ōkyo (1733-1795), figure majeure de la période Edo, déjà présenté ici en février 2011. 
Maruyama Ōkyo
Encre et peinture (1771)

Observateur attentif de la nature, il introduit dans la peinture japonaise une manière nouvelle de rendre la profondeur, notamment par un usage subtil de l’ombre, ainsi qu’une attention particulière aux formes et aux couleurs. « Painting is the mirror of the heart. »

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...