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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 21 avril 2012
dimanche 15 avril 2012
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| L. McCartney - Los Angeles (1968) |
Diplômée en Histoire de l'art de l'Université de l'Arizona, elle apprend la photographie en autodidacte ; parmi ses modèles, elle cite Walker Evans (voir juil. 2012), Dorothea Lange (voir mars 2013), et Edward Weston (voir fév. 2014). Edward Steichen (voir mars 2010), qu'elle découvrira plus tard, viendra compléter cet ensemble.
Sa carrière de photographe professionnelle débute avec un reportage sur les Rolling Stones pour Town and Country, à l’occasion d’un événement promotionnel à bord d’un bateau de croisière sur l’Hudson River.
Elle devient ensuite la photographe attitrée du Fillmore East et photographie les grands noms du rock des années 60 : les Stones, Otis Redding, Frank Zappa, Eric Clapton, les Doors, Cream, Hendrix, le Grateful Dead…
En 1967, après avoir été nommée photographe américaine de l’année, elle est en mission à Londres pour un reportage sur les Swinging Sixties ; c’est là, au Bag O’Nails Club, qu’elle rencontre Paul McCartney. Elle le reverra quelques jours plus tard, lors de la sortie de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, chez Brian Epstein. The rest, comme disent les Anglais, is history.
dimanche 8 avril 2012
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| A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) |
Connu pour ses portraits de héros du sport et du travail, qui traduisent la fierté et l’idéalisme de l’URSS, il est considéré comme l’un des représentants majeurs de l'École de Léningrad.
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| A.N.S. - Trees in flower (1962) |
Son style, immédiatement reconnaissable, occupe une place importante dans le paysage artistique soviétique, où il reste aujourd’hui une figure emblématique de l’esthétique socialiste.
Je dois dire qu’il y a assez peu d’œuvres de Samokhvalov qui me touchent réellement, mais j’aime particulièrement ces deux-là, au point de les présenter ici. J’ai pensé aussi à une toile disparue dont la paternité a été récemment établie : Rencontre d’amis, qui montre une tablée d’officiers russes célébrant la victoire de 1945, et qui fera peut-être l’objet d’une future publication, en compagnie de Jeune femme avec un foulard rouge (1934).
samedi 7 avril 2012
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| Jack London - People of the abyss |
Un an plus tard, en 1903, il publie People of the abyss (paru en France sous le titre Le peuple d'en-bas ou Le peuple de l'abîme). Ce cliché en est tiré.
Les mots qui suivent ne sont pas extraits de ce livre, mais de celui de George Orwell, Down and out in Paris and London, paru trente ans plus tard en 1933 et traduit en français sous le titre Dans la dèche à Paris et à Londres. Orwell y évoque les "Rowton Houses", des établissements d’accueil propres et confortables nés en 1892 à l’initiative du politicien et philanthrope Lord Rowton, et qui allaient remplacer les sordides « doss-houses » et autres « charity refuges » photographiés par Jack London et où se réfugiaient les miséreux quand ils ne dormaient pas sur les berges de la Tamise.
« As a last hope Paddy suggested trying a Rowton House; by the rules they would not let us in before seven, but we might slip in unnoticed. We walked up to the magnificent doorway (the Rowton Houses really are magnificent), and very casually, trying to look like regular lodgers, began to stroll in. Instantly a man lounging in the doorway, a sharp-faced fellow, evidently in some position of authority, barred the way.
« You men sleep ‘ere last night? »
« No »
« Then –off »
We obeyed, and stood two more hours on the street corner. It was unpleasant, but it taught me no to use the expression ‘street corner loafer’, so I gained something from it. »
***
« En désespoir de cause Paddy suggéra de nous rabattre sur un Rowton House : le règlement interdisait toute entrée avant sept heures, mais nous pourrions peut-être nous y faufiler en douce.
Nous nous approchâmes du magnifique portail (les Rowton Houses sont vraiment de splendides édifices) et d’un air très dégagé, affectant l’allure de vieux habitués, entreprîmes de nous introduire dans la place.
Aussitôt, un individu qui jusqu’ici paraissait bayer aux corneilles, un homme au visage sévère,
manifestement investi d’une certaine autorité, s’interposa pour nous barrer le passage.
« V’s avez dormi ici hier soir ? »
« Non »
« Alors ouste ! »
Nous obéîmes et fîmes pendant deux heures encore le pied de grue au coin de la rue.
Ce fut un sale moment à passer, mais j’appris du moins à user avec plus de discernement de l’expression « glander dans les rues », et j’en ai donc tiré quelque chose."
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