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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 10 juillet 2011
dimanche 3 juillet 2011
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| A. Genthe - San Francisco earthquake (1906) |
De tous les clichés qu'il a pris du tremblement de terre de San Francisco - le Friscoquake du 18 avril 1906 -, je n'ai pas choisi celui qui est sans doute le plus célèbre, Looking down Sacramento Street, ICI.
Ce qui frappe ici n’est pas tant l’étendue des ruines fumantes que l’attitude du groupe d’hommes et de femmes au premier plan : certains sont commodément adossés à un talus comme pour assister à un spectacle, d’autres, en tenue élégante, sourient presque pour la postérité, le dos tourné à la catastrophe qui a détruit la ville, causé des milliers de morts, et laissé des centaines de milliers d’habitants sans abri. Ecce homo...
Pour la seconde image, plutôt que le beau portrait de Jack London, j'ai choisi celui-ci de la chanteuse et danseuse Flore Revalles, qui fit carrière à Broadway avant de revenir finir sa vie dans sa Suisse natale. Pour l'attitude et la mise non apprêtées qui le rendent intemporel...
samedi 2 juillet 2011
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| Caravage - Saint François en prière (c.1606) |
Les mots qui l'accompagnent sont d'un autre italien illustre, Eugenio Montale (1896-1981), couronné par le prix Nobel de littérature en 1975.
J'aurais voulu me sentir épuré, essentiel,
comme les galets que tu roules,
mangés par le sel;
éclat hors du temps, témoin
d'une volonté froide qui ne passe pas.
Je fus autre: homme attentif qui regarde
en lui-même, en autrui, l'effervescence
de la vie fugace - homme qui tarde
à l'acte, que nul, ensuite, ne détruit.
J'ai voulu chercher le mal
qui ronge le monde, la menue torsion
d'un levier qui bloque
le mécanisme universel; et j'ai vu tous ensemble
les événements de la minute comme prêts à se disjoindre dans une secousse.
dimanche 26 juin 2011
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| A. Mucha - Nu studio |
Ils furent pris dans le studio qu'il partageait à Paris avec Gauguin lorsque celui-ci revint de Tahiti, en 1893.
Formé à l’Académie des beaux-arts de Munich puis à l’Académie Julian à Paris, Mucha connaît une renommée fulgurante à partir de 1894 avec son affiche pour Gismonda, jouée par Sarah Bernhardt ; cette collaboration lui ouvre les portes de la scène artistique parisienne.
Son univers - figures féminines allongées, arabesques florales, tons pastel et motifs décoratifs inspirés du symbolisme, de l’art byzantin et du folklore slave - rencontre un immense succès.
J'aime particulièrement cette photo, ci-dessus : énigmatique, avec cette posture étrange si différente des poses que Mucha faisait habituellement prendre à ses modèles. Et la présence de ce qui ressemble à une feuille de papier glissée sous la joue de la jeune femme. On ignore si Mucha l'a simplement laissée là où elle se trouvait, sur le tapis, ou si elle participe d’une mise en scène voulue par l'artiste.
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