In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 13 février 2011

O.Maruyama - Oharame (c.1770)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre japonais Okyo Maruyama (1733-1795), fondateur de l'école Maruyama-Shijo qui chercha à rapprocher les traditions picturales japonaises d’une observation plus directe du réel.
Né à Kyoto dans un milieu modeste, Maruyama se forme auprès d’artistes locaux avant de découvrir, à travers les estampes et les objets venus d’Europe, la perspective et le clair-obscur occidentaux. Mais il ne s’agit pas chez lui d’imitation : ces influences nouvelles se fondent naturellement dans l’art japonais.
O.M. - Lit de la rivière (1761)

Maruyama porte une attention minutieuse aux animaux, aux plantes, aux paysages, aux gestes ordinaires de la vie quotidienne, qu’il peint avec une étonnante justesse d’observation. 
« Il faut regarder attentivement la nature pour bien la peindre ».
Cette attention patiente au monde visible tranche alors avec les formes plus stylisées de nombreuses écoles traditionnelles. Son influence sur la peinture japonaise des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles sera immense. Avec lui s’impose un goût nouveau pour le naturel et l’observation, qui marquera durablement la peinture japonaise.

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dimanche 6 février 2011

E.S. Curtis - The vanishing race (1904)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Edward S. Curtis (1868-1952), photographe et ethnologue américain, connu pour son immense entreprise documentaire sur les peuples autochtones d’Amérique du Nord, "The vanishing race" (1904). Né dans le Wisconsin et formé en grande partie en autodidacte, Curtis débute comme portraitiste à Seattle, avant d'entreprendre, au tournant du siècle, son oeuvre monumentale, The North American Indian. Pendant près de trente ans, il parcourt l’Ouest américain, photographie plus de quatre-vingts peuples autochtones, recueille récits, chants, langues et cérémonies, et réalise plus de 40 000 clichés, accompagnés de textes ethnographiques et d’enregistrements sonores.
E.S.C. - Crater Lake (1923)
Le projet est d’abord financé par le banquier J. P. Morgan.

Curtis est animé par la conviction que ces cultures sont condamnées à disparaître sous l’effet de la conquête de l’Ouest et de l’assimilation forcée. Son regard est donc moins celui d’un témoin brut, comme Timothy H. O'Sullivan, que celui d’un homme fasciné par un monde qu’il voit en train de s’effacer. « I want to make them live forever. It's such a big dream I can't see it all. » écrivait-il. Et encore : « The passing of every old man or woman means the passing of some tradition, some knowledge of sacred rites possessed by no other… » 
L’œuvre de Curtis demeure aujourd’hui un témoignage irremplaçable sur des peuples dont les modes de vie furent bouleversés en quelques décennies par l’histoire américaine.
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samedi 5 février 2011

O.G - La joueuse de luth (c.1612)
Une image et des mots. Un tableau du peintre italien caravagesque Orazio Gentileschi (1563-1639).
Et quelques vers de La Fontaine, extraits de Les amours de Psyché et de Cupidon - Éloge de la volupté (1669).

J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout: il n’est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique.
SW1

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dimanche 30 janvier 2011

Lee Falk - Le Fantôme
Le vide-grenier du dimanche. Comme l'an dernier, la clôture du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême me donne l'occasion d'évoquer une oeuvre pour moi mémorable.

Lee Falk - Mandrake

Cette fois-ci, deux beaux souvenirs d'enfance, deux créations de l'américain Lee Falk (1911-1999), "Le Fantôme du Bengale", et "Mandrake le Magicien".

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