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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 21 novembre 2010
samedi 20 novembre 2010
Un photomontage de l'architecte, designer et photographe française Charlotte Perriand (1903-1999), collaboratrice de Le Corbusier. Il fut réalisé pour l'Exposition internationale des arts et techniques de la vie moderne, qui s'est tenue à Paris en 1937.
Les mots pour l'accompagner sont de l'historien Gérard Noiriel, extraits de son ouvrage Les ouvriers dans la société française, XIXe - XXe siècle (1986).
Ce sont les historiens marxistes qui ont le plus insisté sur la place tenue par le prolétariat au sein de la classe ouvrière du XIXe siècle. Pour Jürgen Kuczynski, c'est la machine qui définit le prolétariat. Étant donné la faiblesse de son salaire, le travailleur est dans l'incapacité d'acquérir des moyens de production que le développement des sciences et des techniques rend toujours plus onéreux, nécessitant la concentration de capitaux énormes. D'où une rupture essentielle avec l'Ancien Régime où l'ouvrier était en général propriétaire de ses outils.
"Sans disposer de rien d'autre que de sa capacité de travail, pour une production où sa propriété personnelle ne joue aucun rôle, l'ouvrier vit dans la dépendance du fonctionnement de la machine, laquelle est détenue non par lui, mais par le propriétaire de celle-ci."
[.....]
Nul mieux que Michelet n'a décrit l'enchainement au travail que doivent subir les ouvriers affectés aux métiers mécaniques. [.....]
(À propos du travail dans les grandes filatures mécanisées du Nord). "Le travail solitaire du tisserand était bien moins pénible. Pourquoi ? c'est qu'il pouvait rêver. La machine ne comporte aucune rêverie, nulle distraction. Vous voudriez un moment ralentir le mouvement, sauf à le presser plus tard, vous ne le pourriez pas. L'infatigable chariot aux cent broches est à peine repoussé, qu'il revient à vous. Le tisserand à la main tisse vite ou lentement selon qu'il respire lentement ou vite ; il agit comme il vit ; le métier se conforme à l'homme. Là, au contraire, il faut bien que l'homme se conforme au métier, que l'être de sang et de chair, où la vie varie selon les heures, subisse l'invariabilité de cet être d'acier."
dimanche 14 novembre 2010
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| Rosaire des philosophes |
Le vide-grenier du dimanche. Deux illustrations du Rosaire des philosophes, l’un des traités alchimiques les plus diffusés à partir de la Renaissance, composé au début du XIVe siècle et imprimé pour la première fois à Francfort en 1550.
Le texte prend la forme de dialogues entre maîtres et disciples, destinés à accompagner le lecteur dans les différentes étapes du Grand Œuvre.
Mais ce sont surtout les images qui en ont assuré la postérité : elles représentent de manière allégorique les phases de transformation de la matière, notamment la mort et la renaissance symboliques – la nigredo et l'albedo –, souvent figurées par l’union du roi et de la reine qui symbolisent la conjonction des principes opposés (soufre et mercure).
O lune, mon étreinte et mon suave amour te rendent, comme moi, forte et belle à ton tour.
Carl Gustav Jung a utilisé les gravures de ce traité comme support de réflexion à la psychologie du transfert (cf. Groupe d'études CG Jung).
dimanche 7 novembre 2010
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| Albert Anker - Appliquée (1886) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du Suisse Albert Anker (1831–1910), célébré dans son pays pour ses représentations de la vie rurale.
Né à Ins, dans le canton de Berne, Anker se passionne très tôt pour l’art. Après des études de théologie, il décide de se consacrer à la peinture et part se former à Paris, dans l’atelier de Charles Gleyre à l’École des Beaux-Arts.Son style, influencé par les maîtres flamands et hollandais du XVIIe siècle autant que par l’académisme français, accorde une grande attention aux gestes ordinaires et aux scènes domestiques : des écoliers penchés sur leurs cahiers, des vieillards au travail, des paysans, des enfants absorbés par leurs jeux.
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| A.A. - Le charlatan (1879) |
On peut penser parfois à Jean-François Millet ou à Jules Breton, mais sans leur dimension héroïque ou paysanne appuyée.
« Toute profession est belle quand elle est accomplie avec sincérité et conscience », écrit-il à son père. Le pieux Anker aurait sans doute approuvé Voltaire, qui dans Candide nous rappelle que « le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ».
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