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| Albert Anker - Appliquée (1886) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du Suisse Albert Anker (1831–1910), déjà évoqué en janvier dernier, célébré dans son pays pour ses représentations de la vie rurale. Né à Ins, dans le canton de Berne, Anker se passionne très tôt pour l’art. Après des études de théologie, il décide de se consacrer à la peinture et part se former à Paris, dans l’atelier de Charles Gleyre à l’École des Beaux-Arts.
Son style, influencé par les maîtres flamands et hollandais du XVIIe siècle autant que par l’académisme français, accorde une grande attention aux gestes ordinaires et aux scènes domestiques : des écoliers penchés sur leurs cahiers, des vieillards encore à la tâche, des paysans au travail, des enfants absorbés par leurs jeux.![]() |
| A.A. - Le charlatan (1879) |
On pense parfois à Jean-François Millet ou à Jules Breton, mais sans chez lui leur dimension héroïque ni leur vision plus appuyée du monde paysan.
« Toute profession est belle quand elle est accomplie avec sincérité et conscience », écrit-il à son père. Le pieux Anker aurait sans doute approuvé Voltaire, qui dans Candide nous rappelle que « le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ».
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