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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 4 octobre 2009
samedi 3 octobre 2009
| F.H. - Quartier des Halles, Paris (1957) |
« Et ce n’est qu’une sauvage et triste superstition qui interdit de prendre du plaisir.
Car, en quoi convient-il mieux d’apaiser la faim et la soif que de chasser la mélancolie? Tels sont mon argument et ma conviction.
Aucune divinité, ni personne d’autre que l’envieux ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine et ne nous tient pour vertu les larmes, les sanglots, la crainte, etc., qui sont signes d’une âme impuissante.
Au contraire, plus nous sommes affectés d’une plus grande joie, plus nous passons à une perfection plus grande, c’est-à-dire qu’il est d’autant plus nécessaire que nous participions de la nature divine.
C’est pourquoi, user des choses et y prendre plaisir autant qu’il se peut [.....] est d’un homme sage. C’est d’un homme sage, dis-je, de réconforter et de réparer ses forces grâce à une nourriture et des boissons agréables prises avec modération, et aussi grâce aux parfums, au charme des plantes verdoyantes, de la parure, de la musique, des jeux du gymnase, des spectacles, etc., dont chacun peut user sans faire tort à autrui.[.....].»
Spinoza, Éthique.
dimanche 27 septembre 2009
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| Albrecht Dürer - Étude (c.1508) |
Figure majeure de la Renaissance nordique, il incarne l’idéal de l’homme curieux, attentif aussi bien aux arts qu’aux sciences.
Il quitte l’école à douze ans et devient d’abord apprenti en orfèvrerie auprès de son père, grand admirateur de Van Eyck. Il entre ensuite dans l’atelier du peintre et graveur Michael Wolgemut à Nuremberg, où il poursuit sa formation.
À dix-huit ans, il entreprend déjà de nombreux voyages à travers l’Europe.
Ces déplacements, ainsi que sa curiosité intellectuelle, lui permettent de jouer un rôle essentiel dans la diffusion des apports de la Renaissance italienne en Europe du Nord.
Érasme dira de lui : "Un grand artiste comme lui serait digne de ne jamais mourir".
Les deux oeuvres présentées ici sont une étude de main gauche pour le retable Heller, et un autoportrait. "Ce qu'est la beauté, je l'ignore", disait-il.
dimanche 20 septembre 2009
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| W. Klein - Broadway & 46th Street (1959) |
Il se tourne ensuite vers la photographie.
Ces deux images illustrent deux versants de son travail : la photographie de mode et la photographie de rue, même si la seconde est en réalité un photogramme issu de son film Broadway by Light.
En 1955, Klein rejoint Richard Avedon et Henri Clarke comme photographe pour le magazine Vogue.
Il y bouleverse les codes de la photographie de mode, qu’il sort des studios pour l’installer dans la rue, mêlant les mannequins aux passants et au désordre urbain.
"I came from the outside. The rules of photography didn't interest me." Klein ne cherche pas l’image parfaite, mais l’accroc, le bruit, l’agitation, ce qu’il appelait le “désordre vivant” de la ville. « Be yourself. Stay angry. », disait-il à ceux qui lui demandaient des conseils.
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