In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 16 août 2009

Vlad Artazov
La veillée du dimanche. Vlad Artazov est tchèque, photographe, et il s'intéresse de près à la vie des clous ; c'est à peu près tout ce que je sais de lui.
Son univers a quelque chose du théâtre de marionnettes.
Clous amoureux, clous solitaires, clous pendus, clous pompettes : tout est là, tout un monde miniature, dérisoire et touchant ; de petites fables où se rejouent les gestes et les émotions de la vie humaine.
Vlad Artazov

Mais derrière le gag visuel, ce qui frappe surtout, c’est l’art de la suggestion. Sans visage, sans paroles, ces petites scènes parviennent à exprimer l’attente, la tendresse, la fatigue ou la peur avec très peu de moyens.
« Il n'est pas d'art vrai sans une forte dose de banalité », disait Cioran. Et il suffit parfois de grand-chose pour créer une œuvre sensible et étonnamment expressive. Romance, Soir de fête… le travail de Vlad Artazov nous parle immédiatement.
BP1

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dimanche 9 août 2009

Marsden Hartley - Himmel (1914)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et poète américain Marsden Hartley (1877–1943).
Né à Lewiston, dans le Maine, il connaît une enfance marquée par la solitude et les deuils, expériences qu’il transformera en moteur de création. Formé à Cleveland puis à New York, il découvre les avant-gardes européennes – Cézanne, Matisse, Kandinsky – mais son art reste profondément nourri par la pensée de Walt Whitman, Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson. Leur manière de penser la nature comme une expérience à la fois sensible et spirituelle traverse aussi bien sa peinture que ses poèmes et ses essais.
M.H. - Give us this day

Même lorsqu’il s’inspire du cubisme ou de l’expressionnisme allemand, son œuvre conserve quelque chose de très américain, hérité du transcendantalisme d'Emerson et de Thoreau : l’idée que la nature n’est pas seulement un paysage, mais aussi une expérience intérieure.
Peindre semblait être pour lui une manière de revenir sans cesse vers un lieu fait de mémoire, de solitude et de nature.
TB1

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dimanche 2 août 2009

Luigi Ghirri - Scandiano (1972)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe italien Luigi Ghirri (1943-1992), pionnier de la photographie couleur en Europe et grand admirateur de William Eggleston.
On raconte qu’il a pris la plupart de ses photographies dans un rayon de quelques kilomètres autour de chez lui, à Modène. 
Ghirri s’intéresse aux choses les plus ordinaires : paysages transformés par l’activité humaine, enseignes, cartes postales, vitrines, affiches, jardins, images d’images…
L.G. - Bastia (1976)

Il les montre simplement, sans effets ni discours, souvent avec une pointe d’humour discret.
« Je m'intéresse à l'architecture éphémère, à l'univers de la province, aux objets considérés comme de mauvais goût, kitsch, mais qui, pour moi, ne l'ont jamais été, aux objets chargés de désirs, de rêves, de souvenirs collectifs, [.....], fenêtres, miroirs, étoiles, palmiers, atlas, globes, livres, musées et êtres humains vus par l'image..»
La seconde photographie, à n’y jeter qu’un regard distrait, pourrait sembler montrer un navire près des côtes, derrière un premier plan de dunes – ou peut-être de courbes féminines.
Mais ce n’est qu’une affiche déchirée sur un mur ocre. "Vivre sur un paquebot qui ne prendrait jamais la mer", écrit Paul Morand dans Dépression sur l'Atlantique. Chez Ghirri aussi, les images nous embarquent souvent quelque part entre le réel et l’imaginaire.

AG1
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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...