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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 16 novembre 2008
dimanche 9 novembre 2008
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| F. Vallotton - Lever de soleil (1910) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Félix Valloton (1865-1925). Issu d’une famille protestante de Lausanne, il s’installe à Paris en 1882, où il fréquente l’Académie Julian, atelier privé très lié aux milieux artistiques de l’époque et où se côtoient notamment plusieurs futurs Nabis. Influencé par Ingres, Manet et le japonisme, il développe très vite un style très personnel rigoureux, aux contours nets et aux compositions souvent volontairement dépouillées.
Il se fait d’abord connaître par ses gravures sur bois, qu’il commence à produire vers 1891, et qui rencontrent un grand succès, notamment dans La Revue blanche ou L’Assiette au beurre. Leur noir et blanc très contrasté, hérité en partie de l’estampe japonaise, renouvelle profondément la xylographie moderne..
En 1892, il rejoint le groupe des Nabis, dont il partage certains principes (aplats de couleur, contours marqués, rejet du naturalisme académique), tout en gardant une position à part.
Il s’en éloigne ensuite pour développer un style plus personnel, influencé notamment par Ingres et Holbein, où la précision du dessin se conjugue à une atmosphère parfois étrange.
Pendant la Première Guerre mondiale, bien qu’il ne soit pas mobilisé, il se rend sur le front à plusieurs reprises comme correspondant ; il en rapporte une série de toiles à caractère patriotique, ainsi qu’un ensemble d’estampes regroupées sous le titre C’est la guerre (1915).
Chez la plupart des artistes que j’aime, choisir deux ou trois œuvres est assez simple.
Mais avec Vallotton – comme avec le Mondrian figuratif – le choix devient beaucoup plus difficile, même en se limitant à la peinture. Alors, pour cette fois, je me suis remis aux astres ; c’est peut-être ce à quoi nous conduit l’étude d’Aratus et de Madame Soleil.
dimanche 2 novembre 2008
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| G. Tice - Telephone booth, 3 a.m., Rahway, NJ (1974) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe George Tice (b.1938), figure discrète mais importante de la photographie américaine, qui a consacré son travail en noir et blanc aux paysages et aux lieux ordinaires des États-Unis.
Il s’intéresse très tôt à la photographie, dès l’âge de quatorze ans, puis fréquente la Newark School of Fine and Industrial Arts avant de suivre l’enseignement de Minor White à Rochester, dans l’État de New York.
À partir de 1962 il travaille comme photographe indépendant et collabore à diverses publications comme Life ou Time magazine ; il enseigne aussi la photographie à la Parsons School of Design de New York.
Originaire du New Jersey, où il vit toujours, Tice a fait de sa région natale l’un de ses sujets de prédilection : petites villes en mutation, rues désertes, stations-service, façades fatiguées, bâtiments abandonnés, silhouettes rares et parfois désœuvrées… autant de fragments d’une Amérique quotidienne, observée sans effet ni nostalgie appuyée.
« Pour moi, la photographie est un art de l’observation. Il s’agit de trouver quelque chose d’intéressant dans un lieu ordinaire… J’ai découvert que cela avait peu à voir avec les choses que l’on voit, et beaucoup à voir avec la manière dont on les regarde. »
Ce que j’aime chez lui, c’est cette manière de faire exister des lieux ordinaires sans les dramatiser, simplement par la lumière, les distances, et le calme étrange qui s'en dégage.
samedi 1 novembre 2008
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| Vermeer - L'astronome (c.1668) |
Le soleil est vieux comme Hérode. Les écritures les plus cunéiformes en font déjà mention sur des murailles de briques dans les terrains qui contiennent des villes mortes.
Le pâtre chaldéen fut le premier à le signaler dans les déserts d'Asie Mineure où il gardait le mouton à queue plate. D'ailleurs, plus le soleil brille sur le désert de Chaldée (où naquit toute astronomie), plus le mouton a la queue plate. C'est un effet de la dessication.
Le soleil est donc le père du mouton à queue plate dont l'origine se perd elle-même dans la nuit des temps. C'est chiffrer son antiquité.
Elle est reconnue par tous les bons esprits. Sans le soleil, jamais le Breton n'aurait pu peindre de "Bruyères au soleil couchant". Phorcypeute le Microchire dit de lui le plus grand bien dans ses ouvrages posthumes. Chyme l'Environnaire le vante.
Et c'est ainsi qu'Alexandre est grand.
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