In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 28 septembre 2008

Achiel van Sassenbrouck
Après le travail (1947)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre belge Achiel van Sassenbrouck (1886-1979), dont le travail, encore peu connu hors de son pays, privilégiait plutôt des sujets modestes : intérieurs, scènes paysannes, visages familiers ... En butte à l'hostilité de sa famille à l'égard de sa vocation d'artiste, il rejoint à l'âge de 12 ans une compagnie de théâtre itinérante, puis essaie de gagner sa vie comme peintre en lettres ; il va prendre alors, jusqu'à l'âge de 23 ans, des cours de dessin à l'Académie des Beaux-Arts de Bruges.

A.van Sassenbrouck
Les constructeurs de digues
(1936)
Il part ensuite à l'Académie royale d'Anvers, dont il suivra l'enseignement jusqu'en 1914, date à laquelle il se porte volontaire dans l'armée belge ; il travaille comme peintre de guerre pendant son service dans les tranchées du front, et fera don d'une trentaine de toiles au Musée de la Guerre de Bruges.
Avec une fidélité obstinée à une forme de beauté humble, Achiel van Sassenbrouck peignait les ouvriers, les vagabonds, les paysans et les soldats, des personnages rudes et robustes à l'image de son style aux traits épais, dans des scènes paisibles de la terre flamande à laquelle il était attaché.

samedi 27 septembre 2008

R.D. - La maison des locataires (1962)
Une image et des mots, L'image, intitulée La maison des locataires, est un photo-montage de Robert Doisneau, à qui il me faudra consacrer au moins une publication. Mais comment ferai-je pour choisir deux clichés ? On verra bien...
En attendant, voici pour l'accompagner, les quelques mots auxquels elle m'a fait penser aujourd'hui.

"Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d'aimer ses voisins."
Jean-Jacques Rousseau, Émile.

Dire que l'on aime tout le monde, disait je ne sais plus qui, c'est la meilleure façon de n'aimer personne.
NY1

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dimanche 21 septembre 2008

W.N. - Lady in grey (1918)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'anglais William Nicholson (1872-1949) qui se forme d'abord auprès du paysagiste William Cubley avant de poursuivre ses études à la prestigieuse école d’art fondée par Hubert von Herkomer. À l’automne 1891, il part pour Paris suivre les cours de l’Académie Julian, mais revient s’installer peu après à Newark pour y fonder, en 1894, un atelier avec son beau-frère James Pryde.
Ensemble, ils produisent pendant plusieurs années des œuvres graphiques, notamment des affiches, marquées par l’esthétique de l’Art nouveau en utilisant des techniques comme le bois gravé ; ils les signent sous le pseudonyme commun de « J. W. Beggarstaffs ».

W.N. - Boys on a pier (1909)
C’est au tournant du siècle, encouragé par James Abbott Whistler, que Nicholson se consacre pleinement à la peinture, pour produire désormais portraits, paysages et natures mortes, dans un style sobre et raffiné qui deviendra sa signature.
"Simplicity is the key to all true beauty".
Le portrait ci-dessus, avec cet étonnant parti pris du haut du corps plongé dans la pénombre, est sous-intitulé Madame X as 'Megan' in Tân-y-Bryn.

dimanche 14 septembre 2008

O.W. Link - Solitude Siding, Virginia (1957)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Ogle Winston Link (1914-2001), aujourd'hui reconnu pour son œuvre emblématique qui aura documenté les derniers jours de l’ère de la locomotive à vapeur aux États-Unis.
Né à Brooklyn, et formé au Polytechnic Institute, il s’intéresse dès son jeune âge à la photographie et à l’ingénierie, deux passions qu’il combinera de manière unique dans sa vie artistique et professionnelle.

O.L. - Hot Shot, Eastbound (1956)
Peu remarqué de son vivant, le travail de Link est aujourd’hui célébré comme une contribution majeure à la photographie documentaire.
Ses images, méticuleusement composées, témoignent d’un mode de vie et d’une technologie disparus, elles préservent la mémoire d’une époque révolue. Le musée qui porte son nom en Virginie conserve et honore cet héritage unique.

BH1

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dimanche 7 septembre 2008

P.J. - Le charmeur de serpents (1887)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Paja Jovanovic (1859-1957), figure majeure - avec Uros Predic - du réalisme et de la période académique serbe, et auteur d'une œuvre qui a profondément marqué l'histoire de l'art dans les Balkans.
Formé à l'Académie des beaux-arts de Vienne, il est influencé par le réalisme académique européen et par l'orientalisme, ce mouvement artistique qui idéalisait et exotisait les scènes de l’Orient, en vogue au XIXe siècle.
P.J. - La proposition

C'est un genre que j'ai toujours regardé avec un mélange de fascination et de réserve. D’un côté, cette esthétique souvent très appuyée, presque décorative et parfois même un peu kitsch, me laisse plutôt dubitatif ; elle évoque pour moi ces bibelots d’un exotisme un peu daté, voire de mauvais goût...
Mais d’un autre, impossible de ne pas être happé par ces visions d’ailleurs, par cette évocation d’un monde de voyages et de découvertes, à une époque où le mot “tourisme” n’existait pas encore. Ces toiles font rêver à un Orient fantasmé - celui des routes lointaines, des couleurs et des mystères, celui de Salammbô, des Lettres persanes et des Mille et une nuits - un Orient de papier, peut-être, mais qui continue d’attiser le désir de départ.
On ignore à quelle date fut réalisée la deuxième de ces toiles, qui fait partie d'une collection privée. Aux fleurs apparemment jetées au sol, on peut penser que la jeune femme d'abord assise à côté de son soupirant s'est brusquement levée. S'est-il montré trop entreprenant ?
Pour les femmes, vulnérables au murmure de l'âme, l'art de la séduction est fait de délicatesse, disait Romain Gary.

Y. Karsh - Winston Churchill (1941) Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe portraitiste canadien Yousuf Karsh (1908-2...