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In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 23 mars 2008
dimanche 16 mars 2008
Cette larme qui perle à l'oeil de Saint Jean est un détail de la Descente de croix, une commande de la confrérie des arbalétriers pour leur chapelle de Louvain, en Belgique.
Peinte vers 1435, elle est l’œuvre du maître flamand Rogier van der Weyden (Rogier de la Pasture, vers 1400-1464), l’un des grands fondateurs de la peinture flamande du XVe siècle avec Jan van Eyck et Robert Campin (dit le Maître de Flémalle), chez qui il entre très jeune en apprentissage. Cette merveille fait partie des 14 chefs-d'oeuvre du Prado (visibles ICI) numérisés en ultra-haute définition par Google Earth, permettant d’observer avec une précision exceptionnelle le moindre coup de pinceau et jusqu’aux craquelures de la matière.
En miniature aussi (cliquer pour agrandir), on peut admirer la virtuosité du peintre dans les larmes du personnage féminin situé derrière Saint Jean. Il s’agit de Marie Cléophas, demi-sœur de la Vierge, dont la douleur silencieuse rejoint celle de l’apôtre.
© Veilleur de Nuit – 2008
dimanche 9 mars 2008
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| I. C. - Morning mist (1911) |
Elle reçoit une éducation peu conventionnelle : son père, libre-penseur, assure lui-même ses premières années d’instruction. Elle poursuit ensuite des études à l’université de Washington, à Seattle, où elle se spécialise en chimie tout en s’intéressant à d’autres disciplines. Cette formation scientifique marquera durablement son approche de la photographie, notamment son attention à la lumière et aux techniques photographiques. C’est là, inspirée par une amie fascinée par le travail de la portraitiste Gertrude Käsebier, qu’elle découvre la photographie, à laquelle elle se consacre rapidement, avant de parfaire sa formation auprès d’Edward S. Curtis.
« La beauté en photographie ne réside pas seulement dans une image techniquement parfaite ; elle consiste à saisir l’essence du sujet, à raconter une histoire par l’image. »
Ses premiers travaux portent la marque de la Photo-secession et des pictorialistes, mouvements qui cherchent alors à faire reconnaître la photographie comme un art à part entière.
Le premier cliché en garde quelque chose : il s'agit de l'un des deux tirages d'un même autoportrait, l'un clair (Morning Mist and Sunshine), l’autre sombre (In Moonlight). Dans le second, Cunningham – que l’on associe volontiers à ses nus – ne montre rien d’autre que son absence.
© Veilleur de Nuit – 2008
dimanche 2 mars 2008
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| G. Scholz - Petite ville le jour (1922) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre réaliste allemand Georg Scholz (1890-1945), figure de la Nouvelle Objectivité, formé à l'Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe puis à celle de Munich.
Il est surtout connu pour ses peintures engagées, qui portent un regard acéré sur la société allemande de l’entre-deux-guerres et sur la montée du nazisme. Proche du Parti communiste allemand, membre du Novembergruppe à Berlin, il s'inscrit dans la Nouvelle Objectivité, un mouvement qui cherche, après les bouleversements de la Première Guerre mondiale, à regarder le monde contemporain avec davantage de lucidité, loin des idéalisations.
Son travail mêle une observation précise, parfois presque sèche, à une forme de satire qui n’épargne ni les puissants ni les travers de son époque. On y retrouve à la fois une part de l’héritage expressionniste allemand – comme chez Ernst Kirchner ou Emil Nolde – et celui des maîtres de la Renaissance comme Dürer ou Holbein.
© Veilleur de Nuit – 2008
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