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| G.T. - Femme jouant du théorbe (1658) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre de genre néerlandais Gerard ter Borch (1617-1681), dit le Jeune, parfois orthographié Terburgh. Originaire de Zwolle, il est formé par son père, lui-même artiste, avant de voyager très jeune à travers l'Europe – en Italie, en Espagne et en Angleterre. Rattaché à l'âge d’or de la peinture hollandaise, il occupe cependant une place à part, plus discrète que celle d’un Rembrandt ou d’un Vermeer.
Il peint les intérieurs bourgeois, les scènes tranquilles de la vie quotidienne, mais avec une retenue particulière : des instants où quelque chose affleure et peut-être ne se dit pas – doute, attente, désir, renoncement...
J'aime beaucoup ces deux tableaux qui nous conduisent dans deux directions différentes : l'un vers une histoire personnelle, intime, l'autre vers un épisode majeur de l'histoire européenne.
Le premier nous donne à voir une jeune femme qui joue du luth pour son soupirant ; devant elle, un cahier de chansons, un cadeau courant à cette époque entre deux amoureux.
Le second, par sa valeur documentaire, a une tout autre portée. Il montre l'arrivée à Münster, en 1646, de l'envoyé néerlandais Adriaan Pauw, venu participer aux négociations qui conduiront, deux ans plus tard, au traité de Münster.
Celui-ci mettra fin à la guerre de Quatre-Vingts Ans entre l'Espagne et les Provinces-Unies, ainsi qu'à la participation néerlandaise à la guerre de Trente Ans.
L'Histoire, petite ou grande, se joue toujours à hauteur d'homme.
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