In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 30 mai 2021

Yale Joel - Paris (1948)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Yale Joel (1919-2006), natif du Bronx, à New York, qui débute sa carrière professionnelle à l'âge de 19 ans.
Pendant la Seconde Guerre mondiale il couvre les combats en Italie, puis, dès 1947, il rejoint l'équipe de Life Magazine où il travaillera pendant plusieurs décennies.
Y.J. - Sharing a soda, Vermont (1946)

Il s'y fait remarquer par une approche très personnelle et inventive de la photographie : loin de se contenter d'enregistrer le réel, il aime le transformer, jouer avec les apparences et surprendre le regard. Miroirs, illusions d'optique, perspectives inhabituelles ou effets obtenus bien avant l'arrivée du numérique deviennent pour lui autant de moyens de créer des images inattendues. Surnommé « le photographe de l'impossible », Yale Joel a ainsi apporté au photojournalisme une liberté nouvelle, presque expérimentale, sans jamais perdre le sens de l'observation qui fait la force du reportage.

dimanche 18 avril 2021

Édouard Boubat - Paris (1948)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés par Édouard Boubat (1923-1999) consacrés à Lella, sa compagne rencontrée à la Libération. Après la guerre, Picasso l'encourage à abandonner son métier de photograveur pour se consacrer pleinement à la photographie.
Ce sera pour lui, loin des horreurs récentes, une manière de renouer avec la vie. À partir de 1951, il travaille pour le magazine Réalitésqui l'amène à parcourir le monde jusqu'en 1967, avant de devenir photographe indépendant et de rejoindre l'agence Top-Rapho aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et d'autres représentants de la photographie humaniste française.

E.B. - Lella, Paris (1946)
« Finalement la photo est comme un baiser volé. Un baiser est toujours volé même si la jeune femme est consentante. La photo est volée, mais un peu consentante. »
Cette phrase résume peut-être toute la délicatesse du regard de Boubat. Amoureux de la vie ordinaire, il cherche moins à documenter le monde qu'à en révéler les instants de grâce et la douceur possible : un geste, une lumière, une présence. Par son humour discret et sa tendresse, il est devenu l'un des grands représentants de la photographie humaniste française.

SA1 ICI