In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 18 avril 2021

Édouard Boubat - Paris (1948)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés par Édouard Boubat (1923-1999) consacrés à Lella, sa compagne rencontrée à la Libération. Après la guerre, Picasso l'encourage à abandonner son métier de photograveur pour se consacrer pleinement à la photographie.
Ce sera pour lui, loin des horreurs récentes, une manière de renouer avec la vie. À partir de 1951, il travaille pour le magazine Réalitésqui l'amène à parcourir le monde jusqu'en 1967, avant de devenir photographe indépendant et de rejoindre l'agence Top-Rapho aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et d'autres représentants de la photographie humaniste française.

E.B. - Lella, Paris (1946)
« Finalement la photo est comme un baiser volé. Un baiser est toujours volé même si la jeune femme est consentante. La photo est volée, mais un peu consentante. »
Cette phrase résume peut-être toute la délicatesse du regard de Boubat. Amoureux de la vie ordinaire, il cherche moins à documenter le monde qu'à en révéler les instants de grâce et la douceur possible : un geste, une lumière, une présence. Par son humour discret et sa tendresse, il est devenu l'un des grands représentants de la photographie humaniste française.

SA1 ICI