In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 5 octobre 2008

Kenton Nelson - Mending (2007)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'américain Kenton Nelson (b.1954). Natif de Los Angeles, il étudie à la Long Beach State University puis à l’Otis Parsons Art Institute, où il enseignera plus tard, tout comme à la Academy of Art de San Francisco. Son grand-oncle était le muraliste mexicain Roberto Montenegro, proche de Diego Rivera et de Frida Kahlo ; Kenton Nelson voit volontiers dans cette filiation l’une des origines de son intérêt pour la peinture.
À partir des années 1990, il développe une peinture figurative très reconnaissable, entre réalisme stylisé, illustration américaine, et imagerie rétro. Il revendique des influences très diverses : les peintres régionalistes américains des années 1930, les affiches et publicités de l’après-guerre, le classicisme graphique des années 1950, et le pop-art. Ses tableaux mettent souvent en scène des figures héroïsées, des architectures californiennes, des objets du quotidien baignés d’une lumière très construite.
I'm interested in making paintings that evoke some sort of emotion or memory for people.

K.N. - Charitably inclined (1995)
C’est sans doute ce qui rend ses toiles si immédiatement accessibles : aplats de couleurs franches, contours nets, compositions épurées. Il y a du silence dans ses images, comme dans certains plans de cinéma. À son sujet, certains évoquent Hopper, pour cette tension entre banalité apparente et étrangeté diffuse, et l'atmosphère de mélancolie de ses scènes idéalisées de l'Amérique des 50s. Mais chez Kenton Nelson, même la mélancolie semble polie par l'esthétique californienne, ce n'est pas la solitude qui domine mais une forme d'élégance rétro :  une Amérique rêvée, nourrie autant par les souvenirs que par le cinéma, les magazines et les affiches publicitaires des années 1950. Ses peintures ont fait plusieurs fois la couverture du The New Yorker et ont été exposées aussi bien aux États-Unis qu’en Europe.

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