In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 29 mars 2020

E.F. - Ombres portées (1891)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du nancéen Émile Friant (1863-1932), une des grandes figures du naturalisme français, proche de l’univers de Jules Bastien-Lepage. Très jeune remarqué au Salon, il s'impose rapidement comme l'un des portraitistes et peintres de scènes de genre les plus recherchés de la fin du XIXᵉ siècle.
Formé par Théodore Devilly à l'École municipale de dessin de Nancy, puis dans l'atelier d'Alexandre Cabanel à l'École des Beaux-Arts de Paris, où il enseignera lui-même à partir de 1906, Friant partage sa carrière entre le portrait et les scènes de la vie quotidienne.
É.F. - Les amoureux (1888)

Portraitiste réputé jusqu'aux États-Unis, où il reçoit de nombreuses commandes, il nous donne aussi à voir, de sa Lorraine natale, des scènes de la vie quotidienne pleines de réalisme et d'humanité, pour la composition desquelles il s'aidait parfois de la photographie.
Mais ce qui me touche surtout chez lui, c'est cette façon de suggérer les sentiments avec tant de justesse et de retenue. Sans théâtralité, un geste, un regard détourné, un murmure ou un silence que l'on devine suffisent à faire naître une histoire. Les tableaux d'Émile Friant nous embarquent alors dans la vie de ces hommes et de ces femmes, en nous laissant imaginer leurs doutes, leurs élans ou leurs renoncements.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

SA1 ICI