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| Ralph Gibson - Christine (1974) |
Ces expériences façonnent son regard, mais Gibson s’éloigne peu à peu du documentaire. Ses photographies deviennent plus personnelles, plus allusives aussi.
Dans les années 1970, il impose un noir et blanc très contrasté, fait de détails isolés, d’ombres nettes, de fragments de corps ou d’objets cadrés au plus près. Ses images montrent les choses sans jamais tout à fait les expliquer.
Amateur de poésie et de musique – il a consacré une belle série à la guitare –, Gibson fut proche aussi bien des écrivains de la Beat Generation, comme Allen Ginsberg ou Jack Kerouac, que de l’univers labyrinthique de Jorge Luis Borges
Le premier cliché fait partie de la belle série Infanta, le second de la série San Francisco, ville-berceau de la Beat Generation.
"Even though fixed in time, a photography evokes as much feeling as that which comes from music or dance. Whatever the mode - from the snapshot to the decisive moment to multi-media montage - the intent and purpose of photography is to render in visual terms feelings that often elude the ability of words to describe."


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