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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 28 décembre 2025
samedi 27 décembre 2025
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| Alan Maley - Untitled |
Mais aujourd'hui, c'est sa peinture de la Belle Époque (ou de l'époque édouardienne selon qu'on se place du côté français ou du côté britannique) que je veux mettre à l'honneur.
Et pour aller avec, je pense à ces quelques mots de Jean-Michel Maulpoix, extraits de Pas sur la neige (2004) : Nous ne sommes que pas sur la neige, empreinte légère, fugace, brouillée souvent, mais brillante, puisque le poids de notre corps comprime en cristaux la précaire poudre de ce monde.
dimanche 21 décembre 2025
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| M-E. Mark - Irish Travellers, Dublin |
La veillée du dimanche. En cette période de joujoux par milliers, deux clichés de la photographe américaine Mary Ellen Mark (1940-2015). Formée à l’Université de Pennsylvanie, où elle étudie le photojournalisme et l’anthropologie visuelle, elle part très tôt en Inde avec une bourse Fulbright.
Ce voyage, puis plusieurs séjours dans les années qui suivent, marquent durablement sa façon d’aborder le documentaire : avec une attention patiente, presque obstinée, pour des existences fragiles, souvent laissées à l’écart.
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| M-E.M. - New York (1963) |
Dans les années 1970 et 1980, elle s’impose aux États-Unis comme l’une des grandes figures de la photographie sociale. Elle travaille pour la presse, accompagne des réalisateurs au cinéma – Milos Forman, Coppola – tout en menant ses propres projets au long cours.
Ses séries les plus marquantes naissent souvent de ces immersions prolongées : les adolescentes sans abri de Seattle, les pensionnaires d’institutions psychiatriques, les cirques indiens, les familles en situation de précarité. On peut penser parfois à Diane Arbus pour la frontalité de certaines images, mais Mary Ellen Mark reste moins fascinée par l’étrangeté que par le lien humain, la relation qui se construit au fil du temps.
Son oeuvre éclaire des vies dont on détourne souvent les yeux.
dimanche 14 décembre 2025
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| Stevan Dohanos - Marmont Hill |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'illustrateur américain Stevan Dohanos (1907-1994). Né dans l’Ohio de parents immigrés hongrois, Dohanos se forme à la Cleveland School of Art avant de mener une double carrière de peintre et d’illustrateur. Influencé par le réalisme américain, notamment par Grant Wood et Edward Hopper, il s’attache aux scènes ordinaires de la vie quotidienne.
À partir de 1942, il devient l’un des illustrateurs réguliers du Saturday Evening Post, pour lequel il réalise plus de cent vingt couvertures [ICI].
Ces images, destinées à un large public, reposent sur une construction claire et une lecture immédiate. Dohanos y observe des situations ordinaires, souvent modestes, avec un sens très sûr du récit : un lieu, un objet, un geste suffisent chez lui à raconter une histoire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il réalise également des affiches de propagande, mais reste fidèle à son intérêt pour les scènes ordinaires et les objets familiers. L'œuvre de Stevan Dohanos, longtemps associée à l’illustration plus qu’aux beaux-arts, se lit aujourd’hui comme un témoignage précis de l’image que l’Amérique du milieu du XXᵉ siècle voulait donner d’elle-même.
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