| ML14 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 6 avril 2024
dimanche 31 mars 2024
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| H. Prestes - The outer edge (2022) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe portugais Henri Prestes (voir déc.2023), né en 1989 à Guarda, une petite ville proche de la frontière espagnole. Prestes utilise la lumière, le brouillard et les couleurs pour construire des scènes pleines de tension narrative, où l'isolement et la solitude prédominent dans une ambiance mystérieuse et introspective.
Influencé par le cinéma de David Lynch et par les travaux de Todd Hido (voir déc. 2011) ou de Gregory Crewdson (voir avril 2015), il intègre à ses images des éléments visuels qui leur confèrent une qualité intemporelle et intrigante. Ses compositions mélancoliques, parfois dramatiques, évoquent souvent des histoires implicites en jouant sur le sentiment d'attente ou de mystère. Mon objectif principal est suggérer une histoire possible avec chaque image, et la manière dont j'aime le faire est d'essayer de créer des images qui ressemblent à une fusion entre la peinture et la photographie (Others Magazine, 2022).
samedi 30 mars 2024
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| Egon Schiele - L'orange était la seule lumière (1912) |
Une image et des mots. L'image, c'est cette aquarelle et crayon sur papier réalisée par Egon Schiele dans sa cellule de la maison d'arrêt de Sankt Pölten.
Les mots sont un extrait du court roman Le soleil n'est pas pour nous, de Léo Malet.
C'est fini. Sur un dernier et faible : "Mort aux vaches et vive la fuite", parti on ne sait d'où, la prison s'endort, bercée par les lointains miaulements canailles d'un accordéon poussif qu'un vent miséricordieux apporte depuis Ménilmontant ou la place Voltaire ... Du bout du monde, où les enfants sont libres.
dimanche 24 mars 2024
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| T.F. Klein - Dear stranger (2020) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe mexicaine Tania Franco Klein (b.1990), à qui j’avais déjà consacré une publication en février 2017.
Comme dans ses autres séries, ces images révèlent sa maîtrise du clair-obscur, qu’elle transpose dans un langage contemporain fait de contrastes nets, de lumières artificielles et de couleurs saturées. Ses photographies mettent en scène des personnages féminins figés dans des instants suspendus : chambres d’hôtel impersonnelles, espaces domestiques vides, paysages désolés. La lumière artificielle, les couleurs saturées et les contrastes appuyés renforcent cette impression d’étrangeté et de tension latente.Pour la série Proceed to the route, à laquelle appartiennent ces deux photographies, Tania Franco Klein se met elle-même en scène dans un univers à la fois familier et lointain, traversé de silence et de tension.
Je suis fascinée par ces lieux délaissés par le progrès et la gentrification, qui existent dans une situation intermédiaire de quasi-abandon.[...] Je m'interroge sur la possibilité de quitter le train de la vie, et de se perdre pour la vivre réellement. Mes principaux personnages, ce sont les émotions.
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