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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 26 novembre 2023
samedi 25 novembre 2023
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| Isa Marcelli - série Impermanence |
Les mots sont un extrait d'un poème en prose de Marc Quaghebeur, tiré du recueil Les carmes du Saulchoir (1993).
L'obscure fascination du monde est l'habitacle des visages, leur regret : celui des mères.
Comme nos mensonges, ils font tampon. Ils font la foule. Celle qui s'hystérise, pour oublier l'intensité tragique des regards qui la composent.
Ils sont pourtant la clef du monde.
On voit très rarement les visages. Sinon furtivement, parfois, entre les rythmes de l'amour. Ils irradient aussi des mots ou des traits forcenés des grands maîtres. À la manière d'un rappel.
D'un manque. D'un écho.
dimanche 19 novembre 2023
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| Dirk Nijland - Nature morte |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et graphiste néerlandais Dirk Hidde Nijland (1881-1955). J’ai toujours beaucoup aimé les natures mortes, des maîtres flamands aux bodegones espagnols, et celle-ci m’a particulièrement plu : une vieille carte marine, une planche ancienne consacrée aux balises, quelques volumes au cuir fatigué, et la maquette d’un petit voilier traditionnel des côtes flamandes. Des objets usés par le temps où semble se raconter toute une histoire de voyages, de découvertes et de souvenirs.
Cette attention portée aux objets modestes et aux traces du temps n’est pas étrangère à l’ensemble de l’œuvre de Nijland. Son père, collectionneur passionné, lui fait découvrir très tôt les œuvres de George Breitner, Jan Toorop et Vincent van Gogh. Formé à la Rijksschool d’Amsterdam, puis à Rotterdam auprès d’A.H.R. van Maasdijk et J.D. Huibers, il commence par réaliser des natures mortes minutieuses d’objets ordinaires, à la plume, au pinceau ou à l’encre de Chine. À l’abri des soucis matériels, il voyage ensuite en Belgique et en France, où la découverte du pointillisme de Georges Seurat le marque profondément.
De retour au pays, vers 1905, Dirk Nijland se consacre à la peinture de ce qui l’entoure : les polders, les canaux, les petits ports, les figures humaines dans leur relation avec l’eau et la lumière... Une peinture de paysages modestes et d'atmosphères paisibles.
© Veilleur de Nuit – 2023
dimanche 12 novembre 2023
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| T.O'Shea - Border Roads (90s) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe irlandais Tony O'Shea (b.1947), une figure importante de la photographie contemporaine en Irlande.
Après des études d’anglais et de philosophie à l’université de Dublin, il se tourne vers la photographie et collabore d’abord avec le magazine In Dublin, puis avec le Sunday Business Post, avant de poursuivre une carrière indépendante.Son travail s’inscrit dans la tradition documentaire européenne, avec une attention particulière à la vie quotidienne des Irlandais. Ses images témoignent des réalités sociales de leur temps, mais elles racontent aussi des histoires singulières, où affleurent parfois la solitude, les tensions sociales ou ces moments où les attitudes se relâchent et laissent entrevoir quelque chose de plus intime. Je trouve cette photo, Border Roads, en ce sens magistrale.
© Veilleur de Nuit – 2023
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