In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 13 décembre 2020

E.Bitkin - The evening train (1962)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du russe Evgueni Petrovitch Bitkin (b.1932), formé à Moscou auprès de Kuprin et de Gerasimov avant de s’établir à Novgorod, dont la vie et l’architecture resteront une source d’inspiration durable.
Héritier des traditions classiques de l’école de peinture russe, il y développe pourtant un univers bien à lui : des toiles souvent hivernales, volontiers crépusculaires, où dominent les ciels lourds.
E.B. - Suburban Station (1962)

Ce que j'ai immédiatement aimé quand j'ai découvert son travail, c'est son art du cadrage : la disposition des personnages, la perspective et la composition des plans, tout semble pensé avec une précision cinématographique, où chaque détail contribue à l'atmosphère et au récit.
Quant aux figures, elles possèdent une présence étonnante malgré - ou peut-être grâce à - leur imprécision : silhouettes parfois floues, presque absorbées par le paysage, mais qui semblent tout de même habitées, vivantes.
Ces personnages semblent appartenir autant au paysage qu'à l'histoire qu'il suggère. C'est peut-être ça qui me plaît chez Bitkin : chaque tableau donne l'impression qu'un récit a commencé avant nous et se poursuivra après notre regard.
VO1

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dimanche 6 décembre 2020

Linden Frederick - The blue room

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'américain Linden Frederick (b.1953), originaire du nord de l’État de New York et installé depuis longtemps dans le Maine. Il s’est fait connaître par ses toiles d’un réalisme dépouillé, souvent nocturne, où les lieux ordinaires – maisons, stations-service, routes de campagne, motels – prennent une dimension presque narrative.

L.F. - Off Main
Ses paysages urbains ou ruraux sont souvent déserts, baignés d’une lumière artificielle – lampadaires, phares de voiture, néons – qui révèle autant qu’elle dissimule. Rien n’y est spectaculaire, mais tout semble sur le point de basculer : on devine une histoire derrière chaque fenêtre allumée.
Ses tableaux évoquent parfois la lumière du cinéma américain autant que la peinture réaliste d’Edward Hopper. Linden Frederick y compose des images d’une grande sobriété, où l'atmosphère peut-être compte autant que le sujet. 
Il parle souvent de ses tableaux comme de “récits visuels”, ouverts, à mi-chemin entre observation et fiction. « Tout ce que nous voyons cache quelque chose d’autre », disait à peu près Magritte.

JC1

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samedi 5 décembre 2020

Slava et sa troupe (1993)
Une image et des mots. L'image est extraite du spectacle du formidable Slava.
Sans penser à une oeuvre en particulier, elle m'a immédiatement évoqué, assez logiquement sans doute, l'univers de Beckett.
Puis je me suis souvenu d'un livre d'Émile Faguet paru en 1910 sous le titre Le culte de l'incompétence et dont voici un court extrait:.

Quels seraient donc les remèdes que l'on pourrait apporter à cette maladie moderne, le culte de l'incompétence intellectuelle, le culte de l'incompétence morale ? [....]
On pense bien que je n'en vois aucun, puisque nous avons affaire à un mal qui ne peut être guéri que par lui-même, et à un mal qui se chérit ".

MB2
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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...