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| WO1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 20 décembre 2020
dimanche 13 décembre 2020
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| E.Bitkin - The evening train (1962) |
Héritier des traditions classiques de l’école de peinture russe, il y développe pourtant un univers bien à lui : des toiles souvent hivernales, volontiers crépusculaires, où dominent les ciels lourds.
Ce que j'ai immédiatement aimé quand j'ai découvert son travail, c'est son art du cadrage : la disposition des personnages, la perspective et la composition des plans, tout semble pensé avec une précision cinématographique, où chaque détail contribue à l'atmosphère et au récit.
Quant aux figures, elles possèdent une présence étonnante malgré - ou peut-être grâce à - leur imprécision : silhouettes parfois floues, presque absorbées par le paysage, mais qui semblent tout de même habitées, vivantes.
Ces personnages semblent appartenir autant au paysage qu'à l'histoire qu'il suggère. C'est peut-être ça qui me plaît chez Bitkin : chaque tableau donne l'impression qu'un récit a commencé avant nous et se poursuivra après notre regard.
dimanche 6 décembre 2020
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| Linden Frederick - The blue room |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'américain Linden Frederick (b.1953), originaire du nord de l’État de New York et installé depuis longtemps dans le Maine. Il s’est fait connaître par ses toiles d’un réalisme dépouillé, souvent nocturne, où les lieux ordinaires – maisons, stations-service, routes de campagne, motels – prennent une dimension presque narrative.
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| L.F. - Off Main |
Ses tableaux évoquent parfois la lumière du cinéma américain autant que la peinture réaliste d’Edward Hopper. Linden Frederick y compose des images d’une grande sobriété, où l'atmosphère peut-être compte autant que le sujet.
Il parle souvent de ses tableaux comme de “récits visuels”, ouverts, à mi-chemin entre observation et fiction. « Tout ce
que nous voyons cache quelque chose d’autre », disait à peu près Magritte.
samedi 5 décembre 2020
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| Slava et sa troupe (1993) |
Sans penser à une oeuvre en particulier, elle m'a immédiatement évoqué, assez logiquement sans doute, l'univers de Beckett.
Puis je me suis souvenu d'un livre d'Émile Faguet paru en 1910 sous le titre Le culte de l'incompétence et dont voici un court extrait:.
" Quels seraient donc les remèdes que l'on pourrait apporter à cette maladie moderne, le culte de l'incompétence intellectuelle, le culte de l'incompétence morale ? [....]
On pense bien que je n'en vois aucun, puisque nous avons affaire à un mal qui ne peut être guéri que par lui-même, et à un mal qui se chérit ".
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