| NC5 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 15 décembre 2019
dimanche 8 décembre 2019
![]() |
| Pierre Belhassen - New York (2012) |
« C'est ici que tout a commencé, il y a une énergie unique qui circule dans cette ville. New York est définitivement un lieu de genèse pour moi. »
Les influences que revendique Belhassen sont multiples : le cinéma de Kurosawa, la littérature de Chandler et Ellroy, la peinture de Bonnard et Bacon, la musique, et bien sûr la photographie, de Robert Frank à Trent Parke, en passant par Saul Leiter ou Jonas Bendiksen... (voir juin 2013). Pierre Belhassen ne cherche pas à expliquer ce qu'il photographie ; il préfère laisser au regardeur la liberté d'y trouver son propre récit.
© Veilleur de Nuit – 2019
samedi 7 décembre 2019
![]() |
| Villeglé - L'alphabet de la guerrilla (1983) |
Les mots sont de Babouillec :
«Je suis Babouillec très déclarée sans parole. Seule enfermée dans l’alcôve systémique, nourricière souterraine de la lassitude du silence, j’ai cassé les limites muettes et mon cerveau a décodé votre parole symbolique : l’écriture».
«Je suis Babouillec très déclarée sans parole. Seule enfermée dans l’alcôve systémique, nourricière souterraine de la lassitude du silence, j’ai cassé les limites muettes et mon cerveau a décodé votre parole symbolique : l’écriture».
Et ailleurs...:
«Vingt
fois sur le métier je remets l'ouvrage d'être en vie dans une carapace pénétrée
par le mystère de la fabrique de nos petites vies usées par ce combat stérile
de l'appartenance. J'ai rebroussé chemin pour me raconter.
J'appartiens à une
espèce en voie d'apparition, dépourvue du sens social sécuritaire, bannissant
les codes interrompant les accès aux mystères de la vie. Une espèce fantaisiste
où règne un désordre tonitruant. Équipée de codes indéfinissables brouillant
les radars des formats en tout genre, j'appartiens à cette espèce étrange qui
ne rentre nulle part, qui ouvre la passerelle des impossibles en torturant les
repères sociaux. J'observe sans relâche les codes d'appartenance et je défie
les pièges à la pensée.» [.....] «Je suis arrivée dans ce jeu de quilles comme
un boulet de canon, tête la première, pas de corps aligné, des neurones
survoltés, une euphorie sensorielle sans limites. Les oreilles stand-by à la
jacasserie humaine, les mains et les pieds sens dessus dessous, les yeux dans
les yeux de moi-même.».
Hélène Nicolas, dite "Babouillec", est
autiste et ne parle pas; elle a publié Algorithme éponyme chez
Rivages.
dimanche 1 décembre 2019
![]() |
| E.F. - Les chaises, Paris (1934) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français Émeric Feher (1904-1966), d'origine hongroise, comme ses contemporains Brassaï ou André Kertész. Arrivé en France dans les années 1920, il travaille d'abord comme ouvrier-tourneur chez Peugeot puis chez Citroën. En 1930, il entre comme électricien au studio typographique Deberny et Peignot, où il rencontre Maurice Tabard, qui l'encourage et l'initie à la photographie. L'année suivante, il réalise avec Maurice Cloche son premier reportage, consacré à l'Exposition coloniale de 1931.
Mais c'est surtout à partir de 1933, quand il rejoint le studio de René Zuber qu'il va vraiment s'investir dans une démarche personnelle, en s'attachant à documenter le quotidien de son pays d'adoption et des hommes qui y vivent et travaillent.
Feher est un photographe de la rue, de l’ombre et des lignes...
Pierre Borhan a justement résumé cette alliance entre réalisme et humanisme : Feher sait « capter la pureté d'une ligne, la grâce d'une forme, et, avec chaleur, avec même une certaine innocence, la saveur de la vie ».
Son regard, à la fois graphique et poétique, se distingue par une attention particulière aux structures urbaines, aux reflets, aux jeux de lumière, aux silhouettes en mouvement.
Proche de la Nouvelle Vision photographique, il assimile certaines recherches du constructivisme et du Bauhaus : cadrages audacieux, plongées, contre-plongées et compositions géométriques. Mais cette recherche formelle ne prend jamais le pas sur l'attention portée aux êtres et aux moments ordinaires.
© Veilleur de Nuit – 2019
Inscription à :
Articles (Atom)
Anna Park - Untitled Une image et des mots. Une œuvre de l'artiste américaine d'origine sud-coréenne Anna Park. Et pour aller avec, ...
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région...






