In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 19 mai 2019

Wout Schram - Still life with bottle (nd)
La veillée du dimanche. Deux œuvres, deux natures mortes, du peintre néerlandais Wouter Jorinus Bernardus 'Wout' Schram (1895-1987), formé à la Rijksacademie d'Amsterdam, où il a bénéficié de l'enseignement de maîtres tels que Antoon Derkinderen et Nicolaes van der Waay, que je présenterai sans doute - pour le second - dans une future publication.

WS - Stilll life with fruit (nd)
Ses natures mortes, composées souvent d'objets aux formes simples, sont caractérisées par le soin extrême apporté à leur placement, et par le choix d'un point de vue en plongée ; aucun élément n'en cache un autre, tout est donné au regard, tout est offert à l'observation.
J'ai toujours aimé les natures mortes, qu'elles soient espagnoles, flamandes ou hollandaises. Moins pour la virtuosité qu'elles exigent que pour l'attention qu'elles portent aux choses les plus ordinaires : un bol, un fruit, un ustensile deviennent soudain dignes d'être regardés. Elles sont aussi de précieux témoins de leur époque ; elles racontent les goûts, les usages, les objets familiers, parfois même une certaine manière d'habiter le monde. Chez Schram comme chez bien d'autres, la beauté naît simplement de cette attention portée aux choses de tous les jours.
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dimanche 12 mai 2019

A.C. Johnston - Tilly Losch
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Alfred Cheney Johnston (1885-1971), dont le nom reste indissociable des Ziegfeld Follies (voir le film de Minnelli, en 1946), ces célèbres revues musicales de Broadway dont il fut le photographe officiel du milieu des années 1910 jusqu'à la fin des années 1920. 
Réalisés presque toujours en studio, dans une lumière soigneusement travaillée, ses portraits célèbrent l'élégance, le charme et une sensualité qui reste, pour l'époque, étonnamment libre. En costume de scène ou parfois dénudées, les "Ziegfeld Girls" incarnent aujourd'hui encore l'esthétique des Années folles.

A.C. J. - Drucilla Strain
(c.1929)
Ce qui me plaît dans ces photographies, c'est qu'elles ont largement dépassé leur simple fonction publicitaire : elles sont devenues les témoins d'une époque fascinée par le spectacle, la beauté et le glamour.
Le premier de ces deux portraits est celui d'Ottilie (Tilly) Losch, qui deviendra comtesse de Carnarvon, et était l'une des danseuses des Ziegfeld Follies, avant de tâter du cinéma et de la peinture :
« My role of ballerina comes first. Second is my work as a choreographer. My acting comes third, my painting fourth. I rate my role as Lady Carnarvon fifth in importance simply because I can't think of anything interesting to put after painting.» 
Drucilla Strain, le second portrait, fut elle aussi l'une des nombreuses Ziegfeld Girls immortalisées par Alfred Cheney Johnston.
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dimanche 5 mai 2019

A. L. García - Lavabo et miroir (1967)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre espagnol Antonio López García (b.1936), l'un des principaux représentants de l'hyperréalisme en Europe. Éveillé à la peinture par son oncle, le peintre réaliste Antonio López Torres, il s'inscrit en 1949 à l'Académie royale des beaux-arts San Fernando, à Madrid. Il s'y lie d'amitié avec plusieurs artistes dont Isabel Quintanilla (voir novembre 2011), avec qui il formera le groupe des réalistes madrilènes.

A.G. - Gran Vía (1981)
Sept ans ont été nécessaires à la réalisation d'une de ses oeuvres les plus emblématiques, Gran Vía, sa représentation de la célèbre avenue madrilène.
« Une oeuvre n'est jamais terminée. Tout au plus atteint-elle la limite de ses propres possibilités. »
Ce qui me fascine dans l’hyperréalisme (comme devant une nature morte), ce n’est pas seulement la prouesse technique, mais cette façon de nous faire redécouvrir le monde familier.
À force d’attention, un objet banal, une façade ou une lumière ordinaire semblent retrouver une présence que nous ne savions plus voir.
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G. Little - Black necklace (2014) La veillée du dimanche. Deux œuvres postmodernes, traversées d’un romantisme discret, réalisées à la g...