In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 7 juillet 2018

Anon.
Une image et des mots. Pour accompagner cette image - dont j'ignore l'auteur - du temps qui passe sur l'objet qui le mesure, j'ai choisi un extrait des dialogues de The third man, de Carol Reed (1949), avec Orson Welles.

"[.....] In Italy, for years under the Borgias, they had warfare, terror, murder and bloodshed, but they produced Michelangelo, Leonardo da Vinci and the Renaissance.
In Switzerland, they had brotherly love, they had five hundred years of democracy and peace - and what did that produce? The cuckoo clock! "

***

"[.....] L'Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres, de carnage... Mais ça a donné Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance.
La Suisse a connu la fraternité, 500 ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi ? Le coucou ! "

CL1
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dimanche 1 juillet 2018

A. Arissa - El perseguido (1930s)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe catalan Antoni Arissa (1900-1980), déjà présenté ici en février 2008. Son oeuvre, commencée dans le courant pictorialiste, évolue ensuite vers une photographie d’avant-garde. Dans ses clichés des années 1930, tout semble pensé comme une mise en page : les ombres deviennent des aplats, les lignes des compositions graphiques... Arissa transpose dans l’image photographique les principes de composition appris dans l’atelier d’imprimerie.
A.A. - Puerto de Barcelona (1930)

Ses expérimentations l’inscrivent dans une modernité partagée avec Moholy-Nagy ou Rodtchenko : jeux de cadrages audacieux, contre-plongées, lumière sculptée. Pourtant, à la différence de ses contemporains plus célèbres, son œuvre est restée longtemps confidentielle, éclipsée par la guerre civile et par son retrait progressif de la pratique photographique.
Redécouvert tardivement – notamment grâce à la rétrospective du Museo Reina Sofía en 2013 –, Arissa apparaît aujourd’hui comme l’un des grands artisans de la photographie moderne espagnole. Dans les deux photographies choisies ici, l’ombre joue un rôle presque aussi important que les personnages eux-mêmes : dans la première image, elle crée un double inattendu ; dans la seconde, elle révèle une présence que le cadrage nous dissimule. 
« Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute », écrivait Victor Hugo dans Les Contemplations.
VC1

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dimanche 24 juin 2018

R.W. - Vue sur le port de Doëlan (1927)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et graveur français Raymond Wintz (1884-1956). Élève de Jules Adler, surnommé « le peintre des humbles », et de Fernand Cormon à l’École des beaux-arts de Paris, il connaît le succès dans l’entre-deux-guerres avec une peinture de scènes de genre et de paysages à la fois réaliste et intimiste. Ses toiles les plus connues – intérieurs bretons baignés de lumière, fenêtres ouvertes sur la mer, jeunes femmes songeuses au seuil d’une pièce – déclinent inlassablement le thème du dedans et du dehors, de la maison et du paysage.

R.W. - Le géranium (1928)
Raymond Wintz doit une grande partie de sa renommée à ses marines et à ses paysages côtiers de Bretagne.
Comme les peintres de la colonie de Newlyn, en Cornouailles, il semble avoir été particulièrement sensible à cette lumière du littoral qui transforme les scènes les plus simples. Une peinture du quotidien, modeste et familière, mais qui a marqué plusieurs générations de collectionneurs et conserve aujourd’hui encore ce charme lumineux qui a fait le succès des scènes bretonnes.

PS4
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A.D. - La tasse de thé (1935) Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du peintre français André Derain (1880-1954), figure majeure du fauv...