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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 26 novembre 2017
dimanche 19 novembre 2017
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| J.M..- J. Hendrix & B. Jones backstage, Monterey Festival (1967) |
À l'occasion de la parution aux États-Unis d'un ouvrage qui lui est consacré, dont la couverture sobre arbore le beau symbole crée par Gerald Holtom, voici deux clichés de l'américain Jim Marshall (1936-2010), témoin privilégié de l'âge d'or du rock.
Autodidacte, il commence à photographier très jeune à San Francisco et s’impose dans les années 1960-1970 comme l’un des grands portraitistes de la scène musicale : le dernier concert des Beatles à Candlestick Park, la guitare en feu de Hendrix, le doigt d'honneur de Johnny Cash à la prison de San Quentin, et le mythique - et malheureusement éphémère - San Francisco de Haight-Ashbury...
Avec celui qu'a pris Lynn Goldsmith devant une vitrine de New York, ce portrait de Dylan où on le voit seul, presque de dos, dans les coulisses du festival folk de Newport, fait partie de mes préférés. How the fuck should I know (what I've captured) ? I was there.
I took some photographs.This is them. I don't know what it means. When I'm photographing people, I don't like to give any direction. There are no hair people fussing around, no make-up artists.
I react to my subject in their environment, and, if it's going well, I get so immersed in it that I become one with the camera.
samedi 18 novembre 2017
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| Michal Lukasiewicz |
Une image et des mots. L'image est un tableau de l'artiste polonais Michal Lukasiewicz (b.1974).
Les mots pour aller avec sont extraits du petit livre que vient de publier chez POL l'auteur et traducteur Frédéric Boyer : Là où le coeur attend (2017)
Je n'attendais plus rien. Ni rêve ni conquête.
[.....] Nous attendons trop sans savoir que nous sommes attendus nous-mêmes dans l'existence à ce point sombre d'où quelque chose peut commencer. J'ai retraduit mon malheur en traduisant les textes de Job, de saint Paul ou de Shakespeare. Et je commençais à croire qu'il n'y a d'espérance qu'à ce point-là d'essoufflement. J'ai interrogé la dérision du désespoir et l'indignité de notre monde contemporain qui voudrait exclure l'espérance de notre coeur et de nos communautés.
[.....] Ce que nous nommons désespoir n'est peut-être que cette impuissance à recevoir et à vivre la fragilité du monde, cette incapacité à imaginer la seule chose possible : un recommencement.
dimanche 12 novembre 2017
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| E.G. - Edith, Danville, Virginia (1963) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Emmet Gowin (b.1941), élève de 1965 à 1967 d'Harry Callahan dont il retient cette idée simple : la photographie est une prière. Natif de Danville, en Virginie, et formé à l’université de Richmond puis à Rhode Island School of Design, Gowin s'est d'abord fait remarquer par ses photographies intimistes de son environnement et de sa famille, en particulier de ses enfants et de sa femme Edith.
« Je dois vous dire... Il y a des choses dans votre vie que vous serez seul à voir, des histoires que vous serez seul à entendre. Si vous ne les racontez pas ou ne les écrivez pas, si vous ne les photographiez pas, ces choses ne seront pas vues, ces choses ne seront pas entendues. »
Ces premières images, prises dans la sphère domestique, imposent Gowin comme une figure singulière de la photographie américaine : des scènes simples, mais souvent teintées d'une étrangeté discrète. À partir des années 1980, il s’éloigne progressivement de ce cercle intime pour photographier des paysages marqués par l’intervention humaine : carrières, mines, zones industrielles ou sites nucléaires vus du ciel. Ces images déplacent le regard vers ce que l’homme laisse derrière lui dans le paysage.
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