In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 12 novembre 2017

E.G. - Edith, Danville, Virginia (1963)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Emmet Gowin (b.1941), élève de 1965 à 1967 d'Harry Callahan dont il retient cette idée simple : la photographie est une prière. Natif de Danville, en Virginie, et formé à l’université de Richmond puis à Rhode Island School of Design, Gowin s'est d'abord fait remarquer par ses photographies intimistes de son environnement et de sa famille, en particulier de ses enfants et de sa femme Edith.

E.G. - Edith, Chincoteague (1966)
« Je dois vous dire... Il y a des choses dans votre vie que vous serez seul à voir, des histoires que vous serez seul à entendre. Si vous ne les racontez pas ou ne les écrivez pas, si vous ne les photographiez pas, ces choses ne seront pas vues, ces choses ne seront pas entendues. »
Ces premières images, prises dans la sphère domestique, imposent Gowin comme une figure singulière de la photographie américaine : des scènes simples, mais souvent teintées d'une étrangeté discrète. À partir des années 1980, il s’éloigne progressivement de ce cercle intime pour photographier des paysages marqués par l’intervention humaine : carrières, mines, zones industrielles ou sites nucléaires vus du ciel. Ces images déplacent le regard vers ce que l’homme laisse derrière lui dans le paysage.

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