| JB6 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 2 septembre 2017
dimanche 27 août 2017
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| H. H. - Clair de lune (1889) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Henri Harpignies (1819-1916), l’un des grands paysagistes français du XIXᵉ siècle. Après un bref passage à l’École des Beaux-Arts de Paris, il apprend surtout son métier en voyageant, notamment en Italie, où il découvre des paysages qui le marqueront durablement.
Proche de l’école de Barbizon, celui qu'Anatole France surnommait « le Michel-Ange des arbres » reste toute sa vie attentif à la lumière, aux frondaisons et aux ciels, qu'il peint avec une touchante simplicité.
Sa peinture, d’ailleurs, me fait penser à l’univers d’un autre Nordiste, André Dhôtel.
Le second tableau en particulier, une aquarelle – le premier étant une huile sur toile – conservée au Victoria and Albert Museum de Londres : même campagne paisible et familière, discrètement mystérieuse, même façon de faire naître le merveilleux des paysages les plus ordinaires.
© Veilleur de Nuit – 2017
dimanche 20 août 2017
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| Dima Gavrysh - EOD (2012) |
Ces deux photographies sont extraites d’Inshallah (2015), ouvrage consacré à l’Afghanistan. Gavrysh ne s’intéresse pas seulement aux combats, mais surtout à ce qu’ils laissent derrière eux : les traces des occupations soviétique puis américaine dans les paysages et dans les vies ordinaires.
Son livre mêle photographies et récits personnels, et laisse une large place aux ambiguïtés et aux contradictions qu’engendre toute guerre.
Ses photographies sont aujourd’hui conservées notamment dans les collections permanentes du Cleveland Museum of Art et du Portland Museum of Art.
© Veilleur de Nuit – 2017
samedi 19 août 2017
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| J. Dupré - Les porteuses de gerbes (1880) |
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| M. Delpastre |
Il fut un temps pour te chanter, parole, poésie de vent. Mais maintenant je tiens la terre à bras-le-corps, je l'étreins corps à corps, je porte entre mes bras la fraîcheur de la glèbe.
[.....] C'est moi qui creuse le sillon, moi qui sème le blé. Je porte l'eau jusqu'aux racines, et la récolte me revient. J'ai le poids du soleil sur mon cou, et le poids du blé sur mes épaules, entre mes bras la pesanteur des gerbes; et le parfum des herbes embaume tous mes os.
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