In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 20 août 2017

Dima Gavrysh - EOD (2012)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'ukrainien Dima Gavrysh (b.1978), photographe documentaire dont le travail porte principalement sur les conséquences humaines des conflits armés. Diplômé en cinéma à Kiev, puis en photographie au Rhode Island School of Design, il collabore avec The New York Times, Time, Paris Match ou Stern, et réalise également des reportages pour Médecins Sans Frontières et le Fonds des Nations unies pour la population.
D.G. - Zerok #2 (2012)

Ces deux photographies sont extraites d’Inshallah (2015), ouvrage consacré à l’Afghanistan. Gavrysh ne s’intéresse pas seulement aux combats, mais surtout à ce qu’ils laissent derrière eux : les traces des occupations soviétique puis américaine dans les paysages et dans les vies ordinaires.
Son livre mêle photographies et récits personnels, et laisse une large place aux ambiguïtés et aux contradictions qu’engendre toute guerre.
Ses photographies sont aujourd’hui conservées notamment dans les collections permanentes du Cleveland Museum of Art et du Portland Museum of Art.
 © Veilleur de Nuit – 2017
GM1

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samedi 19 août 2017

J. Dupré - Les porteuses de gerbes (1880)
Une image et des mots. Pour aller avec cette belle représentation du monde paysan de Julien Dupré, j'ai choisi quelques mots de Marcelle Delpastre (1925-1998) poétesse-paysanne limousine.
M. Delpastre

Il fut un temps pour te chanter, parole, poésie de vent. Mais maintenant je tiens la terre à bras-le-corps, je l'étreins corps à corps, je porte entre mes bras la fraîcheur de la glèbe.
[.....] C'est moi qui creuse le sillon, moi qui sème le blé. Je porte l'eau jusqu'aux racines, et la récolte me revient. J'ai le poids du soleil sur mon cou, et le poids du blé sur mes épaules, entre mes bras la pesanteur des gerbes; et le parfum des herbes embaume tous mes os.
FM2

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dimanche 13 août 2017

Andrey Remnev - Sieste (2008)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du Russe Andrey Remnev (b.1962). Formé à l'Institut Sourikov de Moscou, il étudie ensuite pendant huit ans la peinture d'icônes au monastère d'Andronikov, où est conservé le musée Andreï Roublev. Cette longue fréquentation de l'art religieux marque durablement sa peinture, réalisée à la tempera selon des techniques anciennes.

A.R. - La Volga (2007)
On retrouve dans son travail l’influence de l’Art Nouveau, des peintres préraphaélites et du constructivisme russe, mais aussi quelque chose de l’art des icônes : le goût des compositions très construites, des figures stylisées et des détails minutieusement travaillés. Ses personnages semblent appartenir à un temps indéterminé, entre tradition russe et imaginaire contemporain.
« Mes peintures, dit-il, se distinguent par le souci du détail et une décoration méticuleuse, dans un style russe traditionnel. »
 © Veilleur de Nuit – 2017

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...