In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 9 avril 2017

B. B. - Coal miner's bath, Durham
(1937)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Bill Brandt (1904-1983).
Né à Hambourg en 1904 d’un père britannique et d’une mère allemande, Bill Brandt s’installe définitivement en Angleterre au début des années 1930. Il s’intéresse d’abord au documentaire social avant de développer un regard très personnel sur la société et les paysages britanniques. En 1929, il rencontre à Paris Man Ray, dont il devient l’assistant, et découvre l’effervescence du surréalisme.
Il s’y lie également d’amitié avec Brassaï, dont les photographies nocturnes marqueront durablement son approche de la ville.
B.B. - Sheffield (1937)

Installé à Londres à partir de 1931, il entreprend une série de reportages sur les contrastes sociaux de la Grande-Bretagne, publiés notamment dans The English at Home (1936) et A Night in London (1938). Peu à peu, son œuvre s’éloigne du seul registre documentaire : paysages, intérieurs, portraits et nus deviennent les supports d’une vision de plus en plus personnelle.
« Photographers should follow their own judgment, and not the fads and dictates of others. [....] Everything is allowed and everything should be tried and dared. Photography has no rules. It is not a sport. it is the result which counts, no matter how it was achieved. »

LC1
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dimanche 2 avril 2017

C.C. - Woman in a white dress (1916)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'impressionniste américain Charles Courtney Curran (1861-1942), déjà présenté ici le 14/8/2011.
Curran s'est fait un nom grâce à ses portraits et scènes de genre raffinés, qui mettent souvent en scène de jeunes élégantes dans des environnements naturels ou une confortable intimité.

C.C - A Comfortable corner (1887)
Alors que l'art du XXᵉ siècle s'engage vers les avant-gardes, le cubisme ou l'abstraction, Curran demeure fidèle à une peinture de l'harmonie, de la lumière et de la beauté quotidienne. Cette fidélité lui a parfois valu d'être considéré comme un peintre conservateur. Mais elle explique aussi pourquoi ses œuvres continuent aujourd'hui de séduire par leur sérénité et leur maîtrise de la lumière, ce qui fait de lui l'une des figures attachantes de l'impressionnisme américain.
FM1
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samedi 1 avril 2017

Sappho (fresque de Pompéi)
Une image et des mots. Aujourd'hui, quand seuls quelques fragments de son oeuvre nous sont parvenus, il peut nous être difficile de mesurer à quel point la renommée de la poétesse Sappho (c.630-580 av. J.-C.), était à son époque immense ; comparable alors - dit-on -, à celle d'Homère. Cette fresque qui la représente un stylet à la main, réalisée au 1e s. après J.-C. a été découverte dans une villa de Pompéi.

Vase de Vari








Le vase, lui, date de 440-430 av. J.-C. et a été découvert à Vari, près d'Athènes où il est conservé.
On y voit Sappho, assise et qui déclame ses poèmes à un groupe de jeunes filles; elle tient à la main un rouleau sur lequel on peut lire :"J'écris mes vers avec de l'air..."
Sur ce mystère qu’est la naissance du poème, voici ce que dit, dans La trace du papillon (Actes Sud), le poète palestinien Mahmoud Darwich (1942-2008) :

Le deuxième vers.

Le premier vers est le don de l’invisible au talent. Quant au deuxième, il peut être poésie ou déception.
Le deuxième vers est le combat de l’inconnu et du connu. L’absence de signaux sur les routes,
un lieu rempli d’oppositions car tout possible est possible et il est la perplexité de la créature imitant le créateur.
Qui du mot ou de celui qui le dit mène l’autre ?
Le deuxième vers n’est pas donné.
Il se fabrique avec le savoir-faire de qui sait apprivoiser l’invisible.
Car tu vois et ne vois pas tant est forte l’ambiguïté entre lumière et obscurité.. […..]
Le possible est une forêt. Au tronc de quel arbre adosseras-tu ton imagination, à quelle bête échapperas-tu ?
DI1

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SA1 ICI