In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 2 juillet 2016

VC Ferry - New York (2013)
Une image et des mots. Un cliché du photographe new-yorkais VC Ferry. Les mots pour l'accompagner sont un poème de Bukowski, The laughing heart.

your life is your life
don't let it be clubbed in dank submission.
be on the watch.
there are ways out.
there is light somewhere.
it may not be much light but
it beats the darkness.
be on the watch.
the gods will offer you chances.
know them,
take them.
you can't beat death but
you can beat death in life, sometimes,
and the more often you learn to do it,
the more light there will be.
your life is your life.
know it while you have it.
You are marvelous
the gods wait to delight 
in you.
EG3

ICI

dimanche 26 juin 2016

T. Roberts - Twenty minutes past three (1900)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre britannique Thomas William Roberts (1856-1931), naturalisé australien et figure centrale de l’École de Heidelberg, mouvement fondateur de l’impressionnisme australien. Il ne faut pas le confondre avec l'irlandais Thomas Roberts, peintre paysagiste du 18ème.
Natif de Dorchester, dans le Dorset, Tom Roberts arrive à Melbourne à l'âge de 13 ans mais il retourne plus tard en Angleterre, de 1881 à 1884, pour y étudier la peinture à la Royal Academy de Londres.
Il voyage également en Espagne et en France où il découvre l'Impressionnisme qu'il va introduire en Australie.
T.R. - Shearing the rams (1890)

De retour à Melbourne en 1885, il fonde à Box Hill, dans le bush australien, la première communauté d'artistes avec Frederick McCubbin ; par la suite, il se joindra à Charles Conder et Arthur Streeton, qui feront tous deux l'objet de futures publications. Shearing the rams (ci-contre), qui célèbre la vie rurale dans le bush australien, fait partie de ses toiles les plus emblématiques. We went to the bush and, as was always our ambition, we tried to get it down as truly as we could.
ST1

ICI

dimanche 19 juin 2016

Émile Savitry - Sam Granowsky (1930s)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe et cinéaste Émile Savitry (1903-1967), figure discrète mais essentielle de la photographie humaniste française et témoin des heures chaudes de Montparnasse. On lui doit un regard unique sur la vie nocturne parisienne des années 30 et 40, et plus largement sur l’art et la culture française.
Formé aux Arts décoratifs de Valence, Savitry s’installe à Paris dans les années 1920, d’abord comme peintre surréaliste.
Sa première exposition à la galerie Zborowski, introduite par Louis Aragon en 1929, le propulse… puis l’inquiète, au point qu’il s’embarque pour la Polynésie.

E.S. - Nu à l'oreiller (1950s)
À son retour, une simple image captée sur un bateau fantôme séduit le cinéaste Murnau et l’oriente définitivement vers la photographie.
Il débute dans les années 30 pour le magazine Vu, avant de travailler en indépendant pour diverses publications.
Montparnasse devient son pays : ses cafés (Le Dôme, La Rotonde, La Coupole), ses ateliers, ses nuits. Il y photographie Giacometti dans son atelier, Neruda ou Prévert en confidence, les artistes, les musiciens...
Artiste polyvalent, Savitry s’est aussi exprimé par la peinture, la sculpture et la poésie. Ci-dessus, j’aime particulièrement ce portrait pris dans les années 30 à La Rotonde, à Paris : il s’agit du peintre d’origine ukrainienne Samuel Granowsky, que je présenterai prochainement.

PM1

ICI

VI1 ICI