In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 6 octobre 2013

Claude Renaud - Paris (1963)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe Claude Renaud, auteur de deux beaux ouvrages consacrés à la capitale, Paris en mémoire (2004) et Paris murmures (2007). Formé à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, puis aux sciences sociales à l’Université de Californie à Berkeley, Claude Renaud découvre très tôt la photographie et la peinture. Des rencontres avec Brassaï, Jacques-Henri Lartigue ou encore Janine Nièpce jouent un rôle important dans son choix de la photographie comme moyen d’expression.
C R. - Porte de Clignancourt (1963)

À partir des années 1950, il parcourt les rues de Paris dans l’esprit de la photographie humaniste, travaillant le plus souvent en petit format.
Mais son parcours ne se limite pas à la photographie.
Il s’intéresse également aux usages de l’image, à son rôle dans les médias, l’édition et la communication visuelle. Aux côtés d'Albert Plécy et des Gens d’Images, il participe notamment à plusieurs projets autour de la diffusion de la photographie.
Toutefois, il reste d’abord photographe, avec, selon une belle formule employée à son sujet, une approche d’« écrivain de l’image ». Être « écrivain de l’image », c’est donc donner à lire ce qui se voit. L’image devient alors un texte sans mots, dont le spectateur est, à chaque nouveau regard, le seul lecteur.
QU1

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samedi 5 octobre 2013

Bruno Catalano - Les voyageurs
Une image et des mots. L'image, c'est celle de ces sculptures de Bruno Catalano, exposées le mois dernier à Marseille. Nées accidentellement d'un démoulage raté, elle deviennent par ce même fait de belles métaphores de l'incomplétude, et ce à double titre : celle de l'oeuvre d'art (quelle qu'elle soit ?), et celle de l'homme déraciné, en lambeaux.
Les mots pour accompagner l'image sont de Roberto Juarroz, extraits de sa Poésie verticale.

"Cada uno se va como puede, unos con el pecho entreabierto, otros con una sola mano, unos con la cédula de identidad en el bolsillo, otros en el alma [...] Pero todos se van con los pies atados, unos por el camino que hicieron, otros por el que no hicieron, y todos por el que nunca harán."
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"Chacun s'en va comme il peut, les uns avec la poitrine entrouverte, d'autres avec une seule main, les uns avec la carte d'identité dans la poche, d'autres dans l'âme.. [...] Mais tous s'en vont les pieds attachés, les uns par le chemin qu'ils ont fait, d'autres par celui qu'ils n'ont pas fait, et tous par celui qu'ils ne feront jamais".
BS1

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dimanche 29 septembre 2013

Ch.Strömholm - La Méthode (1960)
La veillée du dimanche. Deux clichés du Suédois Christer Strömholm (1918–2002), pris au bar La Méthode, à Paris, au début des années 60.
Peintre de formation, il découvre la photographie à l’École des beaux-arts de Paris. Après la guerre, il poursuit sa formation en Allemagne puis de nouveau à Paris et développe très tôt un regard qui lui est propre : attentif aux marges, aux visages isolés, aux scènes nocturnes.

C.S. - Couple à La Méthode (c.1960)
On connaît surtout de lui le portrait d’une jeune Japonaise devenue aveugle à Hiroshima, tiré d’une série de vingt-deux photographies prises entre 1961 et 1963.
Une œuvre bouleversante restée pourtant dans l’ombre d’autres séries plus célèbres, comme Poste restante ou Les Amies de la place Blanche, où il photographie les travestis de la nuit parisienne, dans une proximité simple, sans mise en scène, au plus près de leurs vies.
Ses images, souvent en noir et blanc, prises la nuit ou dans des lumières faibles, reposent sur cette proximité, à la fois simple et pudique, sans recherche d’effet. « Il ne s’agit pas de prendre des photos. Il s’agit de vivre une vie. »

WO1
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dimanche 22 septembre 2013

E.Schiele - Soleil d'automne et arbres (1912)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et poète autrichien Egon Schiele (1890-1918), protégé de Gustav Klimt et figure majeure de la peinture figurative du début du XXe siècle. Son oeuvre intense, parfois d'une sexualité crue, le rattache à l'expressionnisme.
Schiele aborde le paysage d’une manière très personnelle : lignes anguleuses, formes simplifiées, déformations assumées.

E.S. - Four trees (1917)
Peints pour la plupart entre 1911 et 1918, ses paysages montrent souvent des arbres dénudés, des branches sèches, des maisons serrées. Des compositions dépouillées, sans présence humaine, où la nature semble soumise aux mêmes tensions que ses figures.
« Je dois voir de nouvelles choses et les étudier. Je veux goûter aux eaux sombres, voir les arbres qui craquent et les vents sauvages.»
J’ai longtemps hésité. J’aurais tout aussi bien pu choisir Jardin fleuri, ou le merveilleux Façade sur la rivière. Dilemme. J’y reviendrai.

G. Little - Black necklace (2014) La veillée du dimanche. Deux œuvres postmodernes, traversées d’un romantisme discret, réalisées à la g...