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In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 23 juin 2013
samedi 22 juin 2013
Une image et des mots.
La Rain Room est une installation que l'on doit au trio londonien de Random International, Stuart Wood, Florian Ortkrass, et Hannes Koch.
La Rain Room est une installation que l'on doit au trio londonien de Random International, Stuart Wood, Florian Ortkrass, et Hannes Koch.
Après avoir passé l'hiver au Barbican Centre de Londres, d'octobre 2012 à mars de cette année, elle est actuellement visible au MoMA de New York.
Par groupes de dix, les visiteurs déambulent, dansent même, dans une salle soumise à une averse continuelle mais où des capteurs - qui suivent les mouvements de chacun - interrompent la pluie à leur aplomb, leur permettant ainsi de rester au sec.
Pour aller avec, voici quelques vers de Walt Whitman, The voice of the rain.
Qui es-tu ? demandai-je à la douce averse
Laquelle, curieusement, me donna une réponse que je transcris ici :
Je suis le Poème de la Terre, dit la voix de la pluie, [...]
Je descends pour baigner les sécheresses, les atomes et la poussière du globe
Où tout ce qui est, sans moi ne serait que graines, latentes, non nées
Et à jamais, nuit et jour, je redonne vie à ma propre origine
Je la purifie et l'embellis
Car le chant, venu d'où il est né, après s'être accompli, vagabondant
Qu'il ait été entendu ou non, s'en revient dûment chargé d'amour.
dimanche 16 juin 2013
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| B. Davidson - Statue of Liberty (1958) |
Il consacre ensuite plusieurs années à des projets au long cours : Brooklyn Gang (1959), sur une bande d’adolescents désœuvrés de Brooklyn ; puis East 100th Street (1966–1968), sur les habitants d’un quartier défavorisé de Harlem ; et surtout Time of Change (1961–1965), témoignage sur le mouvement des droits civiques aux États-Unis, le Civil Rights Movement. "Je n’ai jamais cherché à capturer l’instant décisif. Ce que je cherche, c’est l’instant durable."
Sur mes étagères : England/Scotland 1960 (Steidl) et Photographies (Le Chêne, 1998).
dimanche 9 juin 2013
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| Karine Romanelli - Je dérape (2011) |
Elle travaille le collage numérique, qu’elle imprime sur toile ou sur papier, en mêlant photographie, architecture, design et peinture. Elle juxtapose des fragments urbains, des figures féminines, des images issues de la publicité ou de l’histoire de l’art, dans des compositions très construites, à la fois graphiques et ludiques.
Karine Romanelli se situe dans une filiation avec le surréalisme et le photomontage du XXe siècle, mais dans une forme plus légère, moins critique que décorative. Côté technique, ce n’est plus le collage à l’ancienne, tel que je l’ai découvert adolescent avec Jacques Prévert : les outils ont changé, mais le plaisir du rapprochement d’images demeure. J’aime toujours ce jeu de rencontres entre des images venues d’univers différents, cette façon de les associer pour leur faire dire autre chose.
Et puis comme le rappelait Max Ernst avec malice : « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage. »
Pour en savoir plus sur le travail de Karine Romanelli, c’est ICI.
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