| BH1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 2 décembre 2012
samedi 1 décembre 2012
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| F. Bacon - Study for a running dog (1954) |
C'est un gros volume, et je devais revenir souvent sur des passages que je ne comprenais pas, mais je l'ai lu obstinément, avec peine et sans aucun plaisir, du premier au dernier vers.
De ces milliers de vers obscurs un seul m'est resté, que je n'ai jamais oublié et qui aujourd'hui encore me revient devant cette étude de Bacon.
"Un perro pasa royendo el hueso de otro perro que fue."
Un chien passe, rongeant l'os d'un autre chien qui fut.
dimanche 25 novembre 2012
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| John Koch - Morning (1971) |
Nourri par l'étude des maîtres anciens, il utilise la lumière naturelle et des compositions très construites pour créer des scènes à la fois intimistes et légèrement théâtrales.
Peignant souvent son propre appartement à Manhattan, Koch restitue avec finesse l’atmosphère feutrée de la bourgeoisie new-yorkaise du milieu du XXe siècle.
Il peint ses proches, des musiciens, des scènes de salon ou de simples moments du quotidien, dans un style classique attentif aux gestes, aux regards et aux petits détails qui disent notre intimité.
« I am quite visibly a realist, occupied essentially with human beings, the environments they create, and their relationships.»
dimanche 18 novembre 2012
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| Bill Rauhauser - Kresge Court, Detroit (1970s) |
Il achète son premier appareil en 1933, un Univex Model A acheté pour 39 cents. Mais c’est surtout une exposition consacrée à Henri Cartier-Bresson au MoMA, en 1947, qui marque un tournant décisif.
Dans le livret de l’exposition, une phrase retient son attention : « Photography isn’t a hobby.
The art is in the seeing. ». Il dira plus tard que c’est à ce moment-là qu’il comprend que la photographie ne pouvait plus être un simple loisir.
À partir de là, il adopte le 35 mm et commence à photographier les rues de Detroit. Il s’attache à la vie de Detroit, qu’il photographie pendant les profondes transformations urbaines et sociales des années 1950 à 1970.
La reconnaissance arrive en 1955 lorsque l’un de ses clichés, Three on a bench, est sélectionné par Edward Steichen pour l’exposition The Family of Man au MoMA. L’exposition connaîtra ensuite un immense succès et circulera dans de nombreux pays.
Cette reconnaissance l’amène progressivement à se consacrer davantage à la photographie et à l’enseignement. Pendant plus de trente ans, il enseigne au College for Creative Studies de Detroit, où il insiste sur une idée simple : « Recognizing significance is what counts. »
En 1964, il participe également à la création de la Group Four Gallery, l’un des premiers lieux dédiés à la photographie à Detroit.
Son travail de rue se développe dans la durée, au fil des décennies, avec une grande sobriété de moyens. Il photographie la ville sans mise en scène, au plus près des situations, attentif à ce qui se joue dans les interactions ordinaires et les scènes quotidiennes. Ses images, longtemps restées discrètes, forment aujourd’hui une mémoire visuelle précieuse de Detroit et de ses transformations au XXe siècle.
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