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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 28 novembre 2010
dimanche 21 novembre 2010
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| Robert Henri - Snow in New York (1902) |
Formé à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts puis à l’Académie Julian à Paris, il suit notamment l’enseignement de Bouguereau et de Robert-Fleury, avant de poursuivre sa formation à l’École des beaux-arts. Marqué par le réalisme européen autant que par l’impressionnisme, il se détourne progressivement de l’académisme et, de retour aux États-Unis, défend une peinture attentive à la vie quotidienne des villes américaines.
Il devient l’une des figures du groupe The Eight, un groupe d’artistes qui, en 1908, expose en dehors des circuits officiels.
À New York, Henri fréquente les milieux anarchistes et entretient notamment des liens avec Emma Goldman. Il enseigne également, comme George Bellows, à la Modern School (lire aussi ICI), école libertaire fondée à New York sur le modèle de l’école moderne de Francisco Ferrer. Il y aura notamment pour élèves Man Ray et… Léon Trotsky, qui y enseigna le russe pendant son exil aux États-Unis en 1917.
samedi 20 novembre 2010
Un photomontage de l'architecte, designer et photographe française Charlotte Perriand (1903-1999), collaboratrice de Le Corbusier. Il fut réalisé pour l'Exposition internationale des arts et techniques de la vie moderne, qui s'est tenue à Paris en 1937.
Les mots pour l'accompagner sont de l'historien Gérard Noiriel, extraits de son ouvrage Les ouvriers dans la société française, XIXe - XXe siècle (1986).
Ce sont les historiens marxistes qui ont le plus insisté sur la place tenue par le prolétariat au sein de la classe ouvrière du XIXe siècle. Pour Jürgen Kuczynski, c'est la machine qui définit le prolétariat. Étant donné la faiblesse de son salaire, le travailleur est dans l'incapacité d'acquérir des moyens de production que le développement des sciences et des techniques rend toujours plus onéreux, nécessitant la concentration de capitaux énormes. D'où une rupture essentielle avec l'Ancien Régime où l'ouvrier était en général propriétaire de ses outils.
"Sans disposer de rien d'autre que de sa capacité de travail, pour une production où sa propriété personnelle ne joue aucun rôle, l'ouvrier vit dans la dépendance du fonctionnement de la machine, laquelle est détenue non par lui, mais par le propriétaire de celle-ci."
[.....]
Nul mieux que Michelet n'a décrit l'enchainement au travail que doivent subir les ouvriers affectés aux métiers mécaniques. [.....]
(À propos du travail dans les grandes filatures mécanisées du Nord). "Le travail solitaire du tisserand était bien moins pénible. Pourquoi ? c'est qu'il pouvait rêver. La machine ne comporte aucune rêverie, nulle distraction. Vous voudriez un moment ralentir le mouvement, sauf à le presser plus tard, vous ne le pourriez pas. L'infatigable chariot aux cent broches est à peine repoussé, qu'il revient à vous. Le tisserand à la main tisse vite ou lentement selon qu'il respire lentement ou vite ; il agit comme il vit ; le métier se conforme à l'homme. Là, au contraire, il faut bien que l'homme se conforme au métier, que l'être de sang et de chair, où la vie varie selon les heures, subisse l'invariabilité de cet être d'acier."
dimanche 14 novembre 2010
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| Rosaire des philosophes |
La veillée du dimanche. Deux illustrations du Rosaire des philosophes, l’un des traités alchimiques les plus diffusés à partir de la Renaissance, composé au début du XIVe siècle et imprimé pour la première fois à Francfort en 1550.
Le texte, destiné à accompagner le lecteur dans les différentes étapes du Grand Œuvre, prend la forme de dialogues entre maîtres et disciples, mais ce sont surtout les images qui ont assuré la postérité du traité.
Elles représentent de manière allégorique les transformations successives de la matière, notamment la mort et la renaissance symboliques – la nigredo et l’albedo –, souvent figurées par l’union du roi et de la reine, qui symbolisent la conjonction des principes opposés, le soufre et le mercure.
O lune, mon étreinte et mon suave amour te rendent, comme moi, forte et belle à ton tour.
Carl Gustav Jung a utilisé les gravures de ce traité comme support de réflexion à la psychologie du transfert (cf. Groupe d'études CG Jung).
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