In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 23 août 2009

H. Gruyaert - Tokyo (1996)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe belge Harry Gruyaert (b.1941). 
À l'instar de ses fameux homologues américains William Eggleston, Saul Leiter, Joel Meyerowitz - que je ne manquerai pas de présenter dans de futures publications -, Harry Gruyaert s'affirme dès les années 70 comme l'un des pionniers de la photographie couleur... La couleur, c'est un moyen de sculpter ce que je vois. C'est même l'émotion de la photographie.

H. Gruyaert - Ostende (1988)
Inspiré par le travail de Richard Avedon et d'Irving Penn, il part dès l'âge de 20 ans à Paris pour s'y essayer à la photographie de mode. Mais un voyage au Maroc va bouleverser son approche.
Il s'y trouve submergé par un monde de couleurs où tout - les paysages et leurs habitants -, fusionne pour révéler selon lui "le Moyen-Âge et Brueghel à la fois". 
Dès lors, voyager lui devient indispensable. Le premier cliché - du Shinjuku Coffee Shop -, fait partie d'une belle série réalisée en 1996 dans le quartier tokyoïte de Shinjuku ; le second fait partie de la série Rivages. Harry Gruyaert est membre de l'agence Magnum depuis 1981.

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samedi 22 août 2009

Une image et des mots.
Manuscrit de Voynich
Gignoske kairòn. 
Car au fond, écrit Rilke, pour les choses les plus profondes et les plus importantes, nous sommes inqualifiablement seuls.

EC1
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dimanche 16 août 2009

Vlad Artazov
Le vide-grenier du dimanche. Vlad Artazov est tchèque, photographe, et il s'intéresse de près à la vie des clous ; c'est à peu près tout ce que je sais de lui. Son univers a quelque chose du théâtre de marionnettes… Clous amoureux, clous solitaires, clous pendus, clous-papas qui raccompagnent leur petit à l’école : tout est là, miniatures de la vie humaine, mises en scène aussi dérisoires que touchantes, qui tiennent autant de la blague visuelle que du clin d’œil existentialiste. 
Vlad Artazov

Mais ce qui est remarquable, derrière le gag, c'est son art de la suggestion. Sans un mot, sans visage, ces petites saynètes expriment l’attente, la tendresse, la fatigue, la peur... En ça, elles s’inscrivent dans une tradition visuelle qui va du théâtre d’ombres à la sculpture minimaliste, avec un détour par le cinéma muet.
Il n'est pas d'art vrai sans une forte dose de banalité, disait Cioran, et il n'est pas nécessairement besoin de grand chose pour créer une oeuvre sensible et formidablement expressive... Romance, soir de "fête", l'oeuvre de Vlad Artazov parle a tout le monde.
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