In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 21 décembre 2008

Anna Syperek - Twilight

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de la canadienne Anna Syperek (b.1951), née en Angleterre de parents anglais et polonais.
Elle étudie la peinture et l'histoire de l'art à la York University de Toronto puis, en 1971, part s'installer à Antigonish où elle se forme en autodidacte à l'aquarelle.
Six ans passent avant qu'elle ne reparte, pour cette fois étudier la gravure au Nova Scotia College of Art and Design d'Halifax. Elle obtient son Bachelor of Fine Arts en 1980, et retourne s'installer à Antigonish où elle crée son atelier.
A.S. - Twilight, College St. (1995)

Son travail, intimement lié au paysage rural et côtier de cette région, dégage une forme de douceur ancrée dans le réel - une attention patiente portée aux saisons, à la lumière, à la beauté des choses simples. Évidemment, ça me plaît beaucoup.
Much of what I paint is just around my house - looking out the window at breakfast, or something on the way in to town. Sometimes, I'm hit over the head with an image that I just must paint, or sometimes I see the same thing over and over and then suddenly I'm seeing it in a different way, and what I see is full of meaning, significance and beauty. I try to recreate that "seeing", revealing the truth, unity and coherence of everyday life.

VB1

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dimanche 14 décembre 2008

A.Aubrey Bodine - Jessie's coffee shop

Le vide-grenier du dimanche. 
Deux clichés du photographe et photojournaliste américain A. Aubrey Bodine (1906-1970).
Engagé en 1923 au Baltimore Sunday Sun comme garçon de courses, il y entame sa carrière de photographe à partir de 1927 et va dès lors, pendant plus de 40 ans, documenter la vie et les traditions du Maryland.
A.A.B. - Journey's end (1950)

Son travail, à la croisée du documentaire et du pictorialisme, célèbre le quotidien, les paysages industriels, marins, ruraux ou urbains, mais toujours avec une attention précise à la beauté formelle, à la structure, aux textures.
Il considérait la photographie comme un art à part entière, qui exige patience et maîtrise technique, et il retouchait souvent ses tirages en chambre noire pour en affiner les contrastes.
Aubrey Bodine est considéré comme l'un des photographes les plus influents de sa génération ; Rob Hiaasen, un de ses collègues journalistes au Baltimore Sun, disait de lui : Aubrey Bodine was a master photographer who had an extraordinary vision of beauty in ordinary things. " Il n'y a rien de plus extraordinaire que ce qui est ordinaire ", aurait dit Chesterton.

SP1

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dimanche 7 décembre 2008

Victor de Budt - Le passeur (1929)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du belge Victor-Frans de Budt (1886-1965), dont j’ai découvert le travail un peu par hasard, mais avec assez d’intérêt pour vouloir le partager ici. 
De lui je sais très peu de choses, sinon que le déclenchement de la Première Guerre mondiale le poussa à fuir vers les Pays-Bas, en compagnie de Frits Van den Berghe et de Gustave De Smet.
Il s’installe alors à Amsterdam, puis à La Haye.
Mais l’ignorance a ses bienfaits –  disait Disraeli – qui sont qu’on a toujours quelque chose à apprendre.

V.d B. - Soir d'hiver à Bruges
Dès ses premières expositions, sa peinture marque les esprits des critiques. Pourtant, peu médiatisé, il ne courtise ni les avant-gardes ni les cénacles. Il préfère le retrait : une œuvre silencieuse, souvent empreinte de spiritualité, dans une veine intimiste nourrie du symbolisme et de l’idéalisme belge de la fin du XIXe siècle. C'est, il me semble, ce qu'illustrent les deux tableaux que je présente ici.
Le journaliste Cornelis Karel Elout a écrit cette belle formule à son sujet : « De Budt sonde sous les surfaces troublées les profonds silences qui sont sous toute créature comme sous toute mer. Et toujours, c’est la petitesse de l’homme et de la chose contre la création qu’il nous fait voir et sentir. »

HO1

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AM2 ICI