In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 15 juin 2008

C.R. - La petite malade (1995)

La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe et photojournaliste espagnole Cristina García Rodero (b.1949). Elle découvre la photographie en 1974, après des études de peinture à l’École des Beaux-Arts de l’Université de Madrid, où elle enseignera ensuite jusqu’en 2007.
À l’écart des images emblématiques de la movida alors en plein essor, elle choisit de documenter les fêtes, les rites, la ferveur religieuse, mais aussi la poésie et parfois la rudesse d’une Espagne rurale en train de disparaître. Avec España oculta, son premier grand travail, elle donne à voir un monde où les traditions, les croyances et les rites occupent encore une place centrale.
C.R. - Escober (1988)

« J'ai essayé de photographier l'âme mystérieuse, authentique et magique de l'Espagne dans toute sa passion, son humour, sa tendresse, sa rage, sa souffrance, et toute sa vérité ; et les moments les plus pleins et les plus intenses dans les vies de ces personnages, aussi simples qu'irrésistibles, avec toute leur force intérieure.»
En 2005, Cristina G. Rodero est la première espagnole à rejoindre la prestigieuse agence Magnum. Son travail explore notre rapport au sacré, au temps long des traditions et aux gestes qui fondent les communautés. Il nous rappelle que ces moments collectifs ne sont pas seulement des survivances du passé, mais des espaces où se révèlent les émotions, les croyances et les liens qui unissent les hommes.

TW2

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dimanche 8 juin 2008

L. de V. - La belle ferronnière (c.1490)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Léonard de Vinci (1452-1519), le géant de la Renaissance. Il serait bien vain de vouloir présenter ici celui dont la vie et l’œuvre ont nourri tant de livres et de commentaires ; on peut ICI en apprendre davantage.
D’abord, un portrait longtemps connu sous le titre La Belle Ferronnière, dont l’histoire reste encore en partie discutée, notamment quant à l’identité de la modèle. Longtemps associée à Anne Boleyn, cette hypothèse est aujourd’hui écartée ; on évoque plutôt un lien avec l’entourage de Ludovico Sforza, le grand mécène milanais de Léonard.

Leonard de Vinci
Étude de drapé pour ange agenouillé
(1472)
En regard, une étude de drapé également conservée au Louvre. Plus discrète en apparence, elle révèle pourtant beaucoup de sa manière de regarder : la précision du trait, l’attention portée aux plis, aux volumes et aux effets de lumière témoignent d’une observation qui dépasse la simple représentation pour chercher à comprendre les formes.
« Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres », disait Léonard.
AN1

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samedi 7 juin 2008

Guy Le Querrec - Palais des Congrès (1979)
Une image et des mots.
Aristote, dans La Métaphysique, aborde la distinction entre l'audible et l'inaudible.

Le son est ce qui tombe sur l'oreille.
Le sonore est donc audible. Ce qui n'a pas cette qualité est inaudible. Mais le son est sensible à l'ouïe, et l'ouïe est la faculté de percevoir le son. Il en est de même pour l'odorat, le goût, le toucher. Le sensible, c'est ce qui peut être perçu par les sens, et le sens est la faculté qui le perçoit.
Ainsi l'audible et l'inaudible sont déterminés par notre faculté à percevoir le son.

Dans cet extrait, Aristote souligne la relation étroite qui existe entre les sens et le monde qui nous entoure, ainsi que l'importance de nos facultés sensorielles dans notre compréhension de la réalité. Ce qui est inaudible ne peut être perçu par notre ouïe, mais cela ne signifie pas que cela n'existe pas. Cette réflexion peut s'étendre à d'autres aspects de la réalité qui échappent à notre perception, et souligne l'importance de reconnaître les limites de notre connaissance.
Maurice Merleau-Ponty, dans sa Phénoménologie de la perception (1945), traite aussi de cette distinction entre l'audible et l'inaudible, et souligne le rôle crucial de la perception subjective dans notre compréhension et notre interprétation du monde.
RB1

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...