In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 13 novembre 2011

Isabel Quintanilla - Vaso (1969)
 Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres d'Isabel Quintanilla, (b.1938), fille d'un officier républicain mort dans le camp de concentration franquiste de Valdenoceda. Elle est, aux côtés d’Antonio López García, Julio López Hernández ou María Moreno, une des figures majeures du réalisme espagnol contemporain qui émerge dans l’Espagne franquiste des années 1950–60, en opposition au formalisme académique et à l’abstraction triomphante.
I.Q. - Cuarto de baño (1968)

Formée à l’Escuela Superior de Bellas Artes de San Fernando à Madrid, elle s’attache à la représentation du réel quotidien : lieux intimes, objets simples, espaces habités. 
"J’essaie de représenter le réel tel qu’il est, mais tel que je le ressens aussi. Je cherche la beauté dans ce que l’on ne regarde plus."
Isabel Quintanilla ne cherche pas le spectaculaire. Son sujet favori est l’espace domestique : sa maison, les cuisines, les arrière-salles, les ateliers silencieux, les jardins familiers. Et puis les objets humbles : une carafe, un pot de confiture, une paire de ciseaux oubliée sur une table. Je rêve d'une poésie qui y ressemble... 
O ressources infinies de l'épaisseur des choses, rendues par les ressources infinies de l'épaisseur sémantique des mots, écrivait Francis Ponge.

NS2 ICI