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| P. Smith - Self portrait (1969) |
Si l’on associe spontanément Patti Smith à la scène punk new-yorkaise ou à ses écrits empreints de mysticisme, il faut se souvenir qu’elle se destinait d’abord aux arts visuels. Lorsqu’elle arrive à New York en 1967, c’est avec l’idée de devenir peintre.
Elle fréquente alors le Brooklyn Museum et passe ses journées dans les galeries, regardant, dessinant, s’imprégnant de l’univers de ses maîtres : William Blake, Modigliani, Egon Schiele...
Ses dessins, qu’elle continue de produire tout au long de sa vie, sont réalisés à l’encre, à la plume ou au crayon.
Ils sont simples, fragiles, traversés d’un lyrisme mélancolique. Le trait est fin, parfois hésitant. On y retrouve des visages, des corps, des mains, des objets : autant de réminiscences et d'hommages.
Comme dans sa poésie ou ses chansons, les figures qui hantent ses dessins sont souvent celles des morts qui n'ont jamais cessé de l’accompagner : Arthur Rimbaud, Robert Mapplethorpe, Virginia Woolf, Pier Paolo Pasolini, Jean Genet...
« Le dessin est une manière pour moi de converser avec les absents »
I was a wing in heaven bluesoared over the ocean
soared over Spain
and I was free
needed nobody
it was beautiful
it was beautiful
La beauté, écrivait Simone Weil, c'est l'harmonie du hasard et du bien.... (La Pesanteur et la Grâce, 1947).
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