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| P.C. - Gardanne (1886) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Paul Cézanne (1839-1906). Formé à Paris, Cézanne rencontre Camille Pissarro, dont l'influence sera décisive. Il dira de lui qu'il était « un père », quelqu'un à qui demander conseil,
« quelqu'un comme le Bon Dieu lui-même ». Dans un catalogue d'exposition des années 1900, il se présente d'ailleurs simplement comme « Paul Cézanne, élève de Pissarro ».
Longtemps incompris, souvent rejeté par les institutions et le public, Cézanne poursuit pourtant sa propre voie.
S'il participe un temps aux recherches impressionnistes, il cherche bientôt autre chose que la seule perception fugitive de la lumière.
Derrière chaque paysage, chaque pomme, chaque objet, il cherche une organisation profonde des formes et des couleurs ; il veut donner à la nature une architecture durable : « Traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône ». Cette vue de Gardanne montre bien ce qui, chez Cézanne, annonce le cubisme, et plus largement les recherches qui mèneront à l’abstraction ; Picasso, Matisse et bien d'autres verront d'ailleurs en lui celui qui a ouvert la voie à la peinture moderne. Quant à son Pots de fleurs, je ne me lasse pas de le regarder. Comment dire plus simplement qu'il fait partie, tous peintres et genres confondus, des tableaux que j'aime le plus ?
© Veilleur de Nuit – 2020

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