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dimanche 4 juillet 2021

Claudia Andujar - Yanomami (1974)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe brésilienne Claudia Andujar (b.1931), artiste et militante déjà présentée ici en mai 2014. Née en Suisse, élevée entre la Hongrie et le Brésil, rescapée de la Shoah, elle s'exile au Brésil dans les années 1950. C'est là qu'elle commence à photographier les peuples indigènes d'Amazonie.
À partir de sa rencontre avec les Yanomami en 1971, sa photographie prend une nouvelle dimension : elle ne cherche plus seulement à montrer, mais à comprendre. Pendant plus de cinquante ans, son œuvre se confondra avec son engagement pour un peuple dont elle deviendra l'une des plus grandes défenseuses.

C.A - Yanomami (1974)
« Je suis liée aux Indiens, à la terre, à la lutte première. Tout cela me touche profondément. Tout me semble essentiel. Peut-être ai-je toujours cherché la réponse au sens de la vie dans ce noyau fondamental. J'ai été poussée là-bas, dans la forêt amazonienne, pour cette raison. C'était instinctif. C'est moi que je cherchais. »
Aux côtés du chaman et porte-parole yanomami Davi Kopenawa, Claudia Andujar a contribué à faire entendre une autre manière de penser le rapport entre les humains et le monde vivant. 
« Peuple de la marchandise, les Blancs détruisent l'Amazonie parce qu'ils ne savent pas rêver. »

samedi 17 mai 2014

Claudia Andujar - Yanomami (1974)

Une image et des mots. Cette photo d'un Yanomami dans son shabono par la photographe brésilienne Claudia Andujar (b.1931) fait partie de la riche série documentaire qu'elle a consacrée à cette ethnie amazonienne, et sur laquelle je ne manquerai pas de revenir.
Pour aller avec, je pense à ces quelques lignes de Bakounine, extraites de son "testament politique", La Révolution sociale (1870).

Contre les lois de la nature, pour l'homme il n'est point de révolte possible, par cette simple raison qu'il n'est lui-même qu'un produit de cette nature et qu'il n'existe qu'en vertu de ces lois. Se révolter contre elle serait donc de sa part une tentative ridicule, une révolte contre soi-même, un vrai suicide. Et lors même que l'homme prend la détermination de se détruire, lors même qu'il exécute ce projet, il agit encore conformément à ces lois naturelles auxquelles rien, ni la pensée, ni la volonté, ni le désespoir, ni aucune autre passion, ni la vie ni la mort ne sauraient le soustraire. [.....] La nature l'enveloppe, le pénètre, constitue toute son existence. Comment pourra-t-il jamais sortir de la nature ?

NR1 ICI