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| S. Palmer - The sleeping shepherd |
Très précoce, il peint des églises dès l’âge de douze ans et expose à quatorze ans à la Royal Academy des œuvres encore fortement influencées par Turner.
Sa rencontre décisive avec Blake en 1824, facilitée par le peintre John Linnell, oriente durablement son œuvre vers une vision très personnelle du paysage, où la nature prend une dimension spirituelle.
Entre 1826 et 1835, Palmer s’installe à Shoreham, dans le Kent, où il vit dans une petite maison surnommée Rat Abbey.
C’est durant cette période, souvent considérée comme l’apogée de son œuvre, que naissent ses paysages les plus singuliers, où la campagne anglaise semble transformée par une lumière et une atmosphère presque irréelles.
Palmer décrit alors la vallée de la Darent comme la « vallée de la vision », un paradis rural idéalisé, nourri par sa fascination pour Virgile et par les illustrations de Blake pour les Pastorales. Les œuvres de cette période s’éloignent du naturalisme descriptif : arbres, champs et ciels semblent y participer à une vision où la nature prend elle-même une dimension spirituelle.
À partir de 1835, Palmer voyage au Pays de Galles, puis séjourne longuement en Italie entre 1837 et 1839. Ce voyage marque un tournant : à son retour à Londres, son œuvre devient progressivement plus conventionnelle et s’oriente davantage vers le paysage italien.
Les difficultés financières et la mort de son fils aîné en 1861 assombrissent ses dernières années, qu’il termine dans un relatif anonymat.

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