In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 26 septembre 2021

Trent Parke - Sydney Harbour (2006)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'australien Trent Parke (b.1971), figure majeure de la photographie contemporaine et membre de Magnum Photos. Chez lui, tout semble partir de la lumière. Non pas celle qui simplement éclaire, mais celle qui transforme une scène ordinaire en vision, qui fait surgir une atmosphère presque irréelle.
Ses contrastes très marqués, ses noirs profonds et ses couleurs parfois saturées donnent à ses images une intensité qui les rapproche parfois du cinéma.
« I am forever chasing light. Light turns the ordinary into the magical. »
T.P. - Sydney, Kirribilli (2006)

Dans Minutes to Midnight, vaste traversée de l'Australie entreprise entre 2003 et 2005, Parke photographie son pays avec un regard à la fois documentaire et très personnel. Ses paysages immenses, ses solitudes, ses contradictions : un monde parfois étrange, entre réalité et rêve.
Avec The Black Rose, son travail devient plus intime. Parke y revient sur la mémoire, le deuil et le passage du temps, à travers des images prises notamment autour de son enfance et de sa vie familiale.
Je trouve que la tendance de Trent Parke à saturer les couleurs et à forcer sur les contrastes peut finir par lasser, et l'omniprésence des zones d'ombres être à la longue oppressante, mais ce n'est évidemment qu'un regard parmi d'autres. Certaines images sont vraiment belles, et c'est donc un plaisir de les partager.
 © Veilleur de Nuit – 2021

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dimanche 19 septembre 2021

A.B. Swensson - Les escaliers

La veillée du dimanche. Deux œuvres, des huiles sur toile, de la Suédoise Anette Björk Swensson (b.1956). Après un passage par l'Art Student League de New York, de 1981 à 1983, elle retourne en Suède, où elle vit et travaille aujourd'hui.
Anette Björk Swensson peint le familier, le quotidien qui l'entoure, avec une attention particulière à la lumière, aux ombres, aux lignes et aux couleurs.

A.B.S. - En attendant (2018)
Elle appelle sa peinture
« vardagsrealism », un réalisme du quotidien. N'importe quoi, dit-elle, peut éveiller sa curiosité et son envie de peindre.
I'm inspired by light and shadows and what highlights everyday life as something worth noting. To see the simple and sometimes boring unimportant things as something attractive and beautiful.
L'artiste, écrit Le Clézio dans L'extase matérielle, nous montre du doigt une parcelle du monde.
 © Veilleur de Nuit – 2021

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dimanche 12 septembre 2021

M. Bourke-White - Statue of Liberty (1930)

La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américaine Margaret Bourke-White (1904-1971), pionnière du photojournalisme et l'une des grandes figures de la photographie du XXᵉ siècle. Première Américaine accréditée comme photographe de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, et l’une des premières à collaborer avec le magazine Life, elle signe en 1936 la couverture inaugurale du célèbre hebdomadaire.
M. B-W. - Louisville, USA (1937)

Dès ses débuts, Bourke-White s’intéresse à la photographie industrielle. Sous son objectif, la puissance froide des usines, des machines et des grands ouvrages acquiert une forme de beauté. Ce regard neuf sur l’esthétique industrielle lui vaut une reconnaissance rapide et des commandes prestigieuses, notamment pour General Electric. Mais son travail s'intéresse bientôt davantage aux hommes. Pendant la Grande Dépression, elle s'associe avec l'écrivain Erskine Caldwell, qu'elle épousera quelques années plus tard, pour réaliser You Have Seen Their Faces (1937), un livre qui documente les conditions de vie des agriculteurs pauvres et des métayers du Sud des États-Unis.
Photographe de guerre, elle couvre ensuite plusieurs des grands événements du siècle :
la campagne du général Patton en Europe, la libération du camp de Buchenwald – dont ses images révèlent l'horreur au public américain –, puis, plus tard, les derniers jours de Gandhi en Inde.
« I was to discover that the quest for human understanding is a lifetime one that has no end in sight. »
 © Veilleur de Nuit – 2021

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