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| EB1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 7 mars 2020
dimanche 1 mars 2020
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| P. Sammallahti. - Dehli, (1999) |
Il expose dès vingt et un ans et, parallèlement à son enseignement à la Helsinki University of Art and Design, parcourt l’Europe, la Scandinavie, l’Extrême-Orient et l’Afrique.
Héritier d’une tradition nordique empreinte de mélancolie et de retenue, Sammallahti se définit comme un nomade amoureux de la nature du Grand Nord, l’obscurité, le froid, la mer.
Travaillant exclusivement en noir et blanc, avec une prédilection pour les petits tirages argentiques, il compose des images d'une grande simplicité apparente, qui mettent souvent en scène la relation discrète entre l'homme, l'animal et le paysage : un chien sur une jetée, des oiseaux dans la neige, une silhouette perdue dans une étendue glacée. Rien de spectaculaire, mais une poésie ténue, née de la patience et d'un regard attentif porté sur ces instants que l'on pourrait ne pas remarquer.
« Le monde est rempli de visions qui attendent des yeux », écrit Christian Bobin dans Le Plâtrier siffleur (2018).
© Veilleur de Nuit – 2020
dimanche 23 février 2020
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| M. Stuart - All that life can afford (2002-15) |
Sa série All that life can afford – qui en 2016 a fait l'objet en collaboration avec Geoff Dyer d'une belle publication – réunit une sélection de 80 clichés parmi les milliers qu'il a pris dans les rues de Londres entre 2002 et 2015.
« J'aime photographier les personnes au naturel, quand elles n'ont pas conscience d'être observées. Les occasions sont rares d'observer les gens sans qu'ils ressentent le besoin de se mettre en scène. C'est le cas dans la rue. J'aime aussi capturer le comique, l'absurde, ou les coïncidences troublantes que je vois. »
Ces deux clichés illustrent bien son propos, autant que la finesse de son observation : un homme prostré, seul, accablé par la peine, par la fatigue ou par l'ivresse, et qui tient flottant au-dessus de lui un ballon en forme de coeur, comme un symbole de l'amour que peut-être il attendrait encore du monde ; une femme, dans la très répressive ville-état de Singapour, passe devant un panneau qui affiche Freedom to come and go, quand le cadrage espiègle du photographe la place au centre d'une roue comme un hamster dans sa cage.
© Veilleur de Nuit – 2020
samedi 22 février 2020
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| Estampe de Hiroshige (période Edo) |
- Comme les poissons se plaisent dans l'eau ! s'écria Soshi.
Son ami lui dit:
- Vous n'êtes pas poisson; comment savez-vous que les poissons se plaisent dans l'eau?
- Vous n'êtes pas moi-même! répliqua Soshi. Comment savez-vous que je ne sais pas que les poissons se plaisent dans l'eau?
Le livre du thé, 1906, Okakura Kakuzo.
(anecdote que l'on retrouve aussi, en d'autres mots, sous la plume de Simon Leys dans Le bonheur des petits poissons, publié en 2008 chez Lattès).
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