In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 23 décembre 2018

Calendrier des bergers - Janvier

La veillée du dimanche. Deux gravures extraites du Calendrier des bergers, encyclopédie morale publiée pour la première fois en 1491, « pour enseigner la science des bergers, qui est science de l’âme, du corps, des astres, de la vie et de la mort ».
Considéré comme l’un des fleurons des débuts de l’imprimerie, ce recueil offre une plongée précieuse dans les croyances, les pratiques et les savoirs qui guidaient encore l’homme du Moyen Âge à l’orée de la Renaissance.

Calendrier des bergers
Chaque mois y est associé à une figure, à des activités humaines et à un ensemble de symboles. Voici janvier, placé sous le signe de Janus, dieu des portes et des passages.
La scène se déroule dans un intérieur soigneusement construit : cheminée monumentale, fenêtre ouvragée, sol dallé soumis aux règles de la perspective. Mais certains détails échappent à cette rigueur : la volaille vue du dessus, la cruche posée au bord de la table, comme suspendue dans son équilibre. Un mélange de rigueur et de gaucherie qui fait tout le charme de ces images.
Ainsi fonctionne le Calendrier des bergers : un monde où les savoirs symboliques, les gestes du quotidien et les représentations du temps coexistent sans hiérarchie stricte, dans une même tentative d’ordonner le monde visible et invisible.

GH4

ICI

dimanche 16 décembre 2018

I. Cordal - Cement eclipses, NY (2015)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste espagnol Isaac Cordal (b.1974), présenté ici au mois d'octobre dernier. Formé à l'Université des beaux-arts de Pontevedra, en Galice, puis au Camberwell College of Arts de Londres, il installe depuis 2013 de minuscules personnages en béton dans les rues des grandes métropoles : [ICI].

I.C. - Cement eclipses, NY (2015)
Photographiées par l'artiste, ces interventions font des interstices de la ville autant de petites scènes où se jouent les inquiétudes de nos sociétés : solitude, conformisme, bureaucratie, catastrophe écologique ou absurdité du quotidien. Elles font du paysage quotidien un véritable terrain de réflexion sur nos habitudes et nos responsabilités collectives.
Les deux clichés présentés ici ont été réalisés à New York en 2015 et font partie du projet Cement Eclipses, qui a contribué à sa renommée... « In the concrete jungle of life, I sculpt moments of reflection to remind us of our collective journey, challenging the monotony of our urban existence. »

BH5

ICI

samedi 15 décembre 2018

L. S. - Le Noël du réprouvé (1937)

Une image et des mots. L'image c'est cette encre du suisse Louis Soutter (1871-1942), et les mots pour l'accompagner sont de Fontenelle (1657-1757) :

"Tous les hommes se ressemblent si fort qu'il n'y a point de peuples dont les sottises ne doivent nous faire trembler".

LJ1

ICI

dimanche 9 décembre 2018

Miroslav Tichý - Untitled

La veillée du dimanche. Deux clichés du tchèque Miroslav Tichý (1926-2011), figure singulière de la photographie du XXᵉ siècle. Originaire de Moravie du Sud et formé à l'Académie des beaux-arts de Prague, il se consacre d'abord à la peinture avant de se tourner, dans les années 1970, vers la photographie.
« Les peintures étaient peintes, les dessins dessinés. Qu'avais-je à faire ? Je cherchais un autre moyen. Avec la photographie, j'ai trouvé quelque chose de nouveau, un nouveau monde. »
M. Tichý - Untitled

Réalisés avec des appareils bricolés, ses clichés ont nourri de vives controverses, notamment en raison de la manière dont il photographiait les femmes à leur insu.
Mais ils produisent aussi une image profondément déroutante du quotidien : flous, rayés, mal cadrés, ils semblent moins enregistrer le réel que le faire basculer dans une forme de mémoire ou de rêve. C'est cette étrangeté, plus que la provocation, qui me paraît faire de Tichý un photographe à part.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...