In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 23 juillet 2017

A. Brasilier - Méditation (1995)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres d'André Brasilier (b.1929), personnalité de premier plan de la peinture figurative contemporaine.
Formé aux Beaux-Arts dans l’atelier de Maurice Brianchon, il obtient en 1953 le Premier Grand Prix de Rome et séjourne à la Villa Médicis de 1954 à 1957. Son frère Jean-Marie sera, quatre ans plus tard, également lauréat du Prix de Rome, mais en architecture.
A.B. - Les chevaux du soleil

Brasilier accorde une importance essentielle à la composition, condition selon lui pour qu’un tableau « tienne ». Sa peinture, qu’il qualifie de « transfigurative », ne cherche pas à reproduire le réel mais à le transposer dans un univers poétique où Gauguin, qu’il revendique comme « père spirituel », occupe une place fondatrice.
Le style d’André Brasilier, avec ses formes fluides, la délicatesse des couleurs et la poésie de ses paysages et figures, crée un univers où le réalisme se mêle à la rêverie. Pour celui qui contemple l'univers avec des yeux d'artiste, nous dit Bergson, c'est la grâce qui se lit à travers la beauté, et c'est la beauté qui transparaît sous la grâce.

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samedi 22 juillet 2017

Cristina Coral - Once upon a time (2016)

Une image et des mots. L'image est un cliché de la photographe italienne Cristina Coral.
Les mots sont un extrait du roman de John Steinbeck, Des souris et des hommes (1937).

Imagine un type ici, tout seul, la nuit, à lire des livres peut-être bien, ou à penser, ou quelque chose comme ça. Des fois, il se met à penser et il n'a personne pour lui dire si c'est comme ça ou si c'est pas comme ça. Peut-être que s'il voit quelque chose, il n'sait pas si c'est vrai ou non. Il ne peut pas se tourner vers un autre pour lui demander s'il le voit aussi. Il n'peut pas savoir. Il a rien pour mesurer. J'ai vu des choses ici. J'étais pas soûl. J'sais pas si je dormais. Si j'avais eu quelqu'un avec moi, il aurait pu me dire si je dormais, et alors je n'y penserais plus. Mais j'sais pas.

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dimanche 16 juillet 2017

Ismo Hölttö - Oulu (1966)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe documentaire finlandais Ismo Hölttö (b.1940). Apprenti orfèvre dès l'âge de 15 ans, il suit les cours du soir à l'École d'arts appliqués de l'Université d'Aalto. Devenu orfèvre de métier, il consacre son temps libre à faire le portrait de ses compatriotes, d'abord à Helsinki, puis dans les régions rurales du centre et du nord de la Finlande. 

I. Hölttö - Hakaniemi (1960)
À l'âge de 22 ans il décide d'exploiter son goût des rencontres pour dresser un nouveau portrait de son pays, jusqu'alors toujours considéré "beau et propre" par l'opinion publique, et d'en montrer le côté dur et malpropre, marqué par l'injustice sociale et la perte de foi en l'avenir après le bref optimisme de l'après-guerre. 
Au Helsinki Camera Club il se lie d'amitié avec Mikko Savolainen, officier dans la police criminelle et photographe documentaire concerné par les questions sociales ; c'est lui qui va l'initier à la technique photographique, et quatre ouvrages de photographie anthropologique naîtront plus tard de leur collaboration.
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Shellie Garber - Still waters (2025) Une image et des mots. Un tableau de l'artiste américaine Shellie Garber.