In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 21 août 2016

Paul Rockett - Glenn Gould's hands (1956)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe de mode canadien Paul Rockett (1920-2010). Il quitte l'école à treize ans et commence à travailler comme office boy puis dans la chambre noire du Toronto Star, avant de rejoindre la Royal Canadian Air Force comme photographe. Dans l'Europe des années 40 un nouveau courant s'affranchit des poses statiques sous les spotlights.
Rockett sait alors tirer partie des progrès technologiques pour renouveler la photo de mode, où le modèle est saisi dans des attitudes et des mouvements naturels.

P.R. - Leonard Cohen (1979)
Voici les mains de Glenn Gould, de qui il était le photographe préféré parce que le seul à ne pas lui parler de musique.
Glenn Gould n'aimait pas le public (comme entité bien sûr, pas les individus qui le composent), et il aurait voulu que les applaudissements soient supprimés... Il affirmait que le propos de l’art n’est pas de provoquer une décharge d’adrénaline, mais de construire lentement, tout au long d’une vie, un état d’émerveillement et de sérénité.
Le beau portrait de Leonard Cohen était la photographie favorite d’Eve Rockett, son épouse.
JB1
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dimanche 14 août 2016

O.B. - Portrait de deux filles (1896)
La veillée du dimanche. Deux œuvres d'Olga Boznanska (1865-1940), personnalité marquante de la peinture polonaise de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle. Formée à Munich dans les écoles privées de Karl Kricheldorf et Wilhelm Dürr (les femmes n’étaient pas admises à l’Académie des Beaux-Arts), elle s’installe à Paris en 1898 et se consacre surtout aux portraits et aux scènes intimistes. À la différence des impressionnistes auxquels on l’a parfois rattachée, elle privilégie les tonalités sombres, travaille presque toujours en atelier et met l’accent sur l’analyse psychologique plutôt que sur la capture de l’instant.
O.B. - Dans l'orangerie (1890)

Le portrait le plus célèbre de Boznanska est sans doute La jeune fille aux chrysanthèmes, mais celui-ci me semble tout aussi intense, peut-être même plus énigmatique. Quant à cette jeune fille dans une orangerie, le critique William Ritter, dans un article de 1896 pour la Gazette des Beaux-Arts, le rapproche de Serres chaudes, un recueil de poèmes publié en 1889 par Maeterlinck.
                                               O serre au milieu des forêts !
Et vos portes à jamais closes !
Et tout ce qu'il y a sous votre coupole !
Et sous mon âme en vos analogies !
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samedi 13 août 2016

Anonyme - Automate
Une image et des mots. L'image, anonyme, d'un automate incollable.
Et pour aller avec, quelques lignes de Ludwig Wittgenstein (1889-1951), extraites de sa Conférence sur l'éthique, dont la traduction a été publiée par Gallimard en 1978 :

Supposez que l'un d'entre vous soit omniscient, et que par conséquent il ait connaissance de tous les mouvements de tous les corps, morts ou vivants, de ce monde, qu'il connaisse également toutes les dispositions d'esprit de tous les êtres humains à quelque époque qu'ils aient vécu, et qu'il ait écrit tout ce qu'il connaît dans un gros livre ; ce livre contiendrait la description complète du monde.

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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...