 |
| Ron Hicks - A stolen kiss (2014) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’Américain Ron Hicks (b.1965). Son travail, d’abord nourri de réalisme et d’impressionnisme, s’est progressivement ouvert à l’abstraction, une évolution qui m’intéresse beaucoup moins que les œuvres figuratives que je présente ici. Encouragé dès l’enfance par sa mère artiste, il étudie au
Columbus College of Art and Design puis au
Colorado Art Institute. Après un passage par l’illustration, il revient à sa véritable passion : la peinture.
 |
| R.H. - Love on the road (2014) |
Hicks privilégie les intérieurs, les scènes de salon ou de café, mais surtout les visages et les postures, qu’il peint avec une grande sensibilité : « J'aime idéaliser la vie. J'aime l'interaction des gens qui font "des choses" – quoi que ce soit. Ce peut être quelque chose de très banal, alors que c'est d'une grande beauté. »
Les visages et les postures.... D'où vient avec ce tableau – "A stolen kiss" – la certitude que l'on est dans cet instant suspendu qui précède le baiser et non dans celui qui le suit ? Quelque chose dans l'attitude des corps, comme une tension, l'expression des visages, en particulier celui de la jeune fille alors que pourtant il est dans l'ombre...
De Velázquez à Whistler, en passant par Sargent et Degas, les références de Ron Hicks appartiennent pour la plupart à l’histoire de la peinture figurative. Mais ses choix récents montrent qu’il n’en fait pas des modèles à suivre. « Mieux vaut se tromper à sa façon que d’avoir raison à la façon d’un autre », disait Dostoïevski. Bon, admettons...
© Veilleur de Nuit – 2016